Une onde de chaleur inhabituelle en Antarctique a été détectée par les équipes de l'industriel Charles Bishop Weyland, qui décide de monter une expédition pour enquêter. Les explorateurs y découvrent une pyramide renfermant des vestiges de civilisations aztèque, égyptienne et cambodgienne. Les explorateurs déchantent vite en découvrant qu'ils ont été piégés par des extraterrestres chasseurs, les Predators, qui veulent s'amuser avec une Reine Alien capturée. La chasse est ouverte...
avec : Ed Harris , Mary Elizabeth Mastrantonio , Michael Biehn
Une plate-forme de forage expérimentale est réquisitionnée pour le sauvetage d’un sous-marin nucléaire qui s’est échoué au bord d’un abysse. Le commandant Bud Brigman (Ed Harris, très contrarié) dirige l’équipe, mais ne se doute pas encore de la nature de ce qui l’attend dans les grands fonds.
C’est en 1988 que le réalisateur de Terminator, Aliens 2 (le meilleur de la saga) et du futur Titanic, entreprend de porter à l’écran cette histoire conjuguant de façon émérite 20 mille lieues sous les mers et Rencontres du troisième type. Sa maîtrise parfaite de la technique (beaucoup de ses détracteurs l’ignorent, mais il œuvrait déjà sur le cultissime New York 1997) et sa virtuosité dans l’action, ne sont que deux de ses dons de magicien du cinéma. Curieux et humaniste à sa façon, James Cameron adore filmer les réactions de ses héros qu’il a précipités dans le chaos. Ici, c’est Ed Harris qui évoluant dans des habitacles claustrophobiques, entre sa mission et les problèmes avec sa femme scientifique (Mary Elizabeth Mastrantonio), ne sait plus où donner de la tête.
Sous une avalanche jouissive d’effets spéciaux (oscarisés à Hollywood) et bien au-delà d’un grand déballage technologique, perce un trait méconnu du caractère de ce cinéaste sacré : son romantisme exacerbé.
C’est à l’obstination d’un homme que l’on doit l’adaptation au cinéma de La Planète des singes. Ayant acquis les droits du roman de Pierre Boulle dès 1963, le producteur Arthur P. Jacobs dut pourtant batailler durant quatre années pour convaincre un studio du bien-fondé de cet ambitieux projet. Le soutien de la star Charlton Heston et une séquence-test (afin de démontrer que les maquillages des singes ne provoqueraient pas l’hilarité) eurent raison des réticences de Richard Zanuck, de la Fox.
Basé sur un scénario écrit par Michael Wilson et Rod Sterling (on doit à l’auteur de la série TV La Quatrième Dimension la fameuse scène finale sur la plage), le film fut réalisé en 1967 par Franklin J. Schaffner. La mise en scène très inspirée du futur réalisateur de Patton et de Papillon (que Richard Zanuck n’hésite pas à qualifier de visionnaire) fit de ce projet l’un des films de science-fiction les plus marquants de son époque.
L’immense succès de La Planète des singes engendrera quatre suites. Paru en 1970, Le Secret de la planète des singes, signé Ted Post, sera à nouveau interprété par Charlton Heston, mais l’acteur n’apparaîtra pas dans Les Evadés de la planète des singes, le troisième volet (très réussi) réalisé l’année suivante par Don Taylor. Bien qu’attrayants, La Conquête de la planète des singes (1972) et La Bataille de la planète des singes (1973) de Jack Lee Thompson, seront bien loin d’égaler l’épisode original, que même le récent remake controversé de Tim Burton n’est pas parvenu à supplanter.
avec : Kurt Russell , James Spader , Viveca Lindfords , Alexis Cruz , Mili Avital , Leon Rippy
Roland Emmerich n’est pas le cinéaste compliqué. Il est plutôt celui des grands moyens. Des films à son actif, on retient en général le récent et brutal The Patriot, Godzilla et cet Independence Day qui divisa les cinéphiles en deux clans : les amateurs d’effets spéciaux et ceux que sa démesure ennuie. Aux derniers, on conseillera le visionnage de ce film de 1994 qui gagne à être redécouvert.
Comme toujours chez Emmerich, l’idée de départ est simple : en fouillant l’Egypte, on a découvert une porte de téléportation (un mur d’eau en fait) vers une autre planète. La tentation est grande, pour le professeur Daniel Jackson (James Spader, plus près des étoiles), d’aller voir de l’autre côté, au point qu’il franchit le pas. Mais le colonel Jonathan O’Neil et son bataillon de soldats exigent de l’accompagner…
Ecrit en collaboration avec Dean Devlin, le scénario d’Emmerich emprunte quelque peu à la Bible et aux mythes qu’elle renferme, et lui permet de livrer ses personnages à eux-mêmes dans un décor d’une stupéfiante beauté. L’incohérence du script compte parmi les principales critiques qu’essuya Stargate lors de sa sortie en salles, mais qui attend d’un film de science-fiction qu’il réponde à de quelconques critères ? De même, on reprocha aux héros, transportés dans un univers sublime, de ne jamais s’arrêter pour s’extasier devant le paysage, mais qui a dit que ces gens étaient là pour faire du tourisme ? Avec Stargate, et malgré un budget plus que conséquent, Roland Emmerich signait son dernier film innocent et ses pseudo erreurs ressemblent fichtrement à des qualités. Et puis tous les films avec Jaye Davidson (ici Ra et déjà troublant dans The Crying Game) méritent qu’on s’y attarde.
avec : Bruce Willis , Milla Jovovich , Gary Oldman , Chris Tucker , Tricky
Le plus charmant chez Luc Besson, c’est son côté éternel adolescent qui provoque l’indéfectible engouement du jeune public pour son cinéma et un certain mépris de la critique. “Le Cinquième Élément”, aventure futuriste survoltée qui emprunte à “Blade Runner”, “La Guerre des étoiles” ou “Stargate”, possède une naïveté et un romantisme désarmants. Cette fresque intergalactique particulièrement manichéenne (avec une élue, comme dans “Matrix”) bénéficia, au moment de sa sortie en 1997, du plus gros budget jamais alloué à un film français.
Et pourtant, ce qui séduit le plus n’est pas les décors, ni les créatures extraordinaires créées par les deux dessinateurs de génie Mœbius et Mézières (“Valérian”), ni les costumes de Jean-Paul Gaultier, ni le foisonnement des mouvements de caméra, mais tout simplement l’humour bon enfant des personnages qui ne se prennent jamais au sérieux. La placidité joviale de Bruce Willis, héros malgré lui, et surtout la fraîcheur candide de la débutante Milla Jovovich, future Jeanne d’Arc, assurent au film sa pérennité.
avec : Linda Hardy , Thomas Kretschmann , Charlotte Rampling , Frédéric Perrot , Thomas Pollard , Yann Collette
Dans un New York fasciste, les élections de 2095 se préparent. Horus, le dieu égyptien, Nikopol le prisonnier politique (Thomas Kretschmann) et Jill, la mutante aux cheveux bleus (Linda Hardy), vont vivre une étrange histoire d’amour qui pourrait bien offrir à Horus l’immortalité tant désirée…
Après Bunker Palace Hotel et Tykho Moon, le dessinateur Enki Bilal donnait naissance en 2004 à son troisième long métrage, une œuvre ambitieuse librement adaptée de sa Trilogie Nikopol, bande dessinée culte parue aux Humanoïdes Associés. Grâce à l’appui du producteur Charles Gassot, Enki Bilal a pu donner libre cours à son imagination et repousser les limites du possible en matière d’effets visuels et de haute technologie. Fable poétique ultra romantique, l’hybride Immortel fait en effet fusionner la synthèse et le réel de manière révolutionnaire. Si les personnages en 3D peuvent apparaître parfois un peu maladroits (rappelant l’univers des jeux vidéo), l’ensemble se révèle d’une beauté et d’une cohérence saisissantes. Fascinant !