avec : Guy Pearce , Jean-Claude Dreyfus , Philippine Leroy-Beaulieu , Freddie Highmore , Oanh NGuyen
Dans la jungle cambodgienne des années 20, les ruines d'un temple abritent un couple de tigres et ses deux petits. Mais les statues du site sont convoitées par un trafiquant d'art et chasseur émérite (Guy Pearce). Après son passage, le père tigre est tué, et les deux petits capturés. L'un est placé dans un cirque, l'autre devient l'animal de compagnie du fils de l'administrateur colonial. Les deux frères se retrouveront-ils un jour ? En avril 2004, seize ans après L'Ours, Jean-Jacques Annaud renouait avec la fiction animalière. "Je voulais placer l'animal le plus fascinant dans le plus bel endroit du monde"...… Tourné pour majeure partie en numérique HD (haute définition), dans des lieux magiques du Cambodge (notamment les temples d'Angkor, aujourd'hui classés au Patrimoine de l'Humanité), Deux frères conjugue joliment la fable écologique et l'aventure exotique au charme un peu suranné. Les moments d'émotion abondent, et si l'on peut reprocher au cinéaste d'avoir un peu trop humanisé les tigres (regards, attitudes), son film n'en demeure pas moins un tour de force. A dévorer en famille ! Interactivité : 4/5 Le film est servi avec un très bon commentaire audio de Jean-Jacques Annaud. Un second disque offre 18 minutes de scènes inédites divisées en trois parties et consacrées aux deux bébés tigres batifolant dans la jungle. Image et son : 5/5 Sensationnels.
avec : Harrison Ford , Karen Allen , Kate Capshaw , Sean Connery
La sortie sur les écrans en 1981 des "Aventuriers de l'Arche perdue" avait été un événement. Ce film d'aventures réalisé par Steven Spielberg d'après un récit imaginé par son complice George Lucas a en effet été salué par le public et la critique du monde entier, puis récompensé par cinq Oscars (sur neuf nominations). Directement inspirées des illustrés des années 30-40, les aventures de l'archéologue intrépide Indiana Jones se révéleront épisode après épisode ("Indiana Jones et le Temple maudit" et "Indiana Jones et la Dernière Croisade", respectivement parus en 1984 et 1989) un spectacle grandiose et extrêmement divertissant, torrent ininterrompu de cascades et de numéros de bravoure. Après avoir excellé en Han Solo dans "La Guerre des étoiles", Harrison Ford campait un Indy idéal, un séducteur dont le flegme et les sourires narquois semblaient venir à bout de toutes les situations. En 2005, à nouveau sous la houlette de Steven Spielberg, l'acteur, alors âgé de 63 ans, reprendra du service pour le quatrième épisode de la saga.
avec : Russell Crowe , Paul Bettany , James D'Arcy , Edward Woodall , Chris Larkin , Max Pirkis , Jack Randall
Durant les guerres napoléoniennes, en 1805… Jack Aubrey (Russell Crowe), brillant capitaine de la Marine Royale d'Angleterre, est surnommé Lucky Jack par ses marins qui lui vouent une admiration sans bornes. Un jour pourtant, son vaisseau est surpris par l'attaque d'une frégate française qui fait plusieurs morts parmi l'équipage et laisse le navire gravement endommagé. Furieux, Jack entreprend de la poursuivre et de prendre sa revanche, malgré les conseils de prudence de son ami Stephen Maturin (Paul Bettany), médecin de bord et naturaliste… C'est à un véritable voyage dans le temps et sur les océans que convie ce film grandiose de Peter Weir, inspiré de la saga maritime de Patrick O'Brian. Le cinéaste s'est évertué à décrire avec un réalisme époustouflant ce que pouvait être la vie, il y a deux siècles, sur un navire anglais. Si l'intrigue paraît assez convenue (l'obsession de Jack Aubrey ressemble à s'y méprendre à celle d'Achab dans Moby Dick), la mise en scène ne l'est en aucune façon. Mieux qu'un blockbuster, Master And Commander se révèle un très beau film, humaniste et épique, servi par des images impressionnantes et des comédiens tout bonnement remarquables. Couronnement du Seigneur des Anneaux oblige, l'épopée de Peter Weir n'a remporté en 2004 que deux Oscars (photo et montage sonore) sur les 10 nominations obtenues. Interactivité : 5/5 Un programme riche et passionnant, du making of de 70 minutes à l'interview de Peter Weir évoquant Patrick O'Brian, en passant par les documentaires, les scènes coupées, les plans multi-angles et les superbes galeries de dessins et photos. Image et son : 5/5 Renversants.
En 1985, dans la Cordillère des Andes (au Pérou), Joe Simpson et Simon Yates, alpinistes britanniques chevronnés, entreprennent l’ascension de la face ouest du Siula Grande, une première. Ils réussissent à atteindre le sommet, mais lors de la descente, Joe tombe et se casse la jambe. À 6 000 mètres d’altitude, dans des conditions extrêmes, les deux hommes savent qu’ils sont condamnés tous les deux si Simon tente d’aider son ami au lieu de l’abandonner à son sort. La mort dans l’âme, Simon coupe donc la corde qui le relie à son partenaire…
Cette aventure extraordinaire et vraie a été racontée par Joe Simpson, dans un best-seller autobiographique. Kevin Macdonald, talentueux documentariste (il a reçu l’Oscar en 2000 pour One Day In September) l’a fidèlement adapté à l’écran en 2003, dans un film mêlant séquences de fiction et commentaires continus des véritables protagonistes. Si l’histoire de Joe et Simon finit bien, elle pose néanmoins un dilemme moral. En effet, Simon s’est vu discrédité par la communauté des alpinistes pour avoir effectué ce geste terrible. Un film passionnant, qui n’a nul besoin d’effets spéciaux pour captiver le spectateur !
avec : Mel Gibson , Patrick McGoohan , Sophie Marceau , Mc Cormack
En ces années 1290, la vie était rude pour le peuple écossais alors sous le joug du cruel roi d’Angleterre Edward 1er (Patrick McGoohan, moins « prisonnier » que dans la mythique série). Mais les Anglais commirent une grave erreur en massacrant la famille puis la femme de William Wallace (Mel Gibson). Rien ne le retient plus ensuite pour prendre la tête de la révolte contre l’oppresseur, entraînant dans son sillage une petite armée de gueux aussi vaillants que déterminés.
S’étant enthousiasmé pour le scénario de Randall Wallace (futur auteur de L’Homme au masque de fer, il n’a aucun lien de parenté avec William), Mel Gibson a relevé un défi de plus en décidant de mettre en scène Braveheart, sa deuxième réalisation après L’Homme sans visage en 1993. L’interprète inoubliable de Mad Max se montre impérial (il obtint l’Oscar du meilleur réalisateur et celui du meilleur film) dans cette reconstitution historique fidèle et grandiose (un budget de 70 millions de dollars, 1700 figurants fournis par l’armée irlandaise). On reste médusé devant la violence et la puissance qui émanent des séquences de bataille. Si dix minutes suffisent à Sophie Marceau pour illuminer le film, la fougue dont fait preuve Mel Gibson prouve en 2 h 45 d’aventures épiques que certaines têtes brûlées vivent ailleurs qu’en Irlande.
avec : Kevin Costner , Mary Mcdonnell , Graham Greene
Guerre de Sécession. Le lieutenant de l'armée nordiste John Dunbar (Kevin Costner) choisit d'être muté à un avant-poste isolé du South Dakota, à la frontière entre la civilisation et l'Ouest sauvage. Dans l'attente d'hypothétiques renforts, et n'ayant pour seule compagnie que celle d'un loup, il tente de survivre dans une région hostile. Un jour, il parvient à établir un premier contact avec les Sioux… Triomphe phénoménal en salles, le premier film réalisé en 1990 par l'acteur Kevin Costner raflait à la surprise générale sept Oscars sur douze nominations, dont ceux des Meilleurs film, réalisateur, scénario original (de Michael Blake) et musique (de John Barry). Formidable hommage au peuple indien et à sa culture, ce western écologique, humaniste et généreux durait initialement trois heures, mais Kevin Costner, dans un élan d'enthousiasme, avait également concocté une version spéciale de 3 h 44, enrichie de séquences spectaculaires.