avec : Tom Cruise , Ken Watanabe , William Atherton , Chad Lindberg , Ray Godshall Sr. , Billy Connolly , Tony Goldwyn , Masato Harada , Masashi Odate
En 1876, un héros de la guerre de Sécession hanté par ses exactions, Nathan Algren (Tom Cruise, très investi), est sollicité en tant que conseiller militaire par l'empereur du Japon, qui a décidé d'ouvrir son pays à la modernité et à l'Occident. Mais les samouraïs, forcés d'abandonner leurs coutumes et leur culture, multiplient les actes de résistance…
Exaltation du courage héroïque, "Le Dernier Samouraï" célèbre la culture et le code d'honneur (le bushido) de ces guerriers, artistes et philosophes qui ont dominé le Japon durant cinq siècles. À travers le voyage initiatique de Nathan Algren, qui finira par embrasser la cause de ceux qu'il était venu combattre, le film retrace une page importante de l'histoire du Japon moderne, qui marque la fin de l'ère des samouraïs. Magnifiquement photographiée par John Toll (chef opérateur de "La Ligne rouge" et "Braveheart"), cette épopée à grand spectacle bénéficie d'une distribution idéale (Ken Watanabe vole souvent la vedette à Tom Cruise). On pourra toutefois reprocher à Edward Zwick, réalisateur encensé de "Glory" et "Légendes d'automne", en plus d'une mise en scène classique et un peu trop scolaire, d'avoir privilégié la pédagogie au détriment du souffle épique.
avec : Samuel Le Bihan , Monica Bellucci , Vincent Cassel , Mark Dacascos , Emilie Dequenne , Jérémie Rénier , Jean Yanne
Le Pacte des loups est un film hybride, qui mélange les genres et les cultures de manière assez jubilatoire (comme si Angélique, marquise des anges était revisité à la fois par Mario Bava, John Woo et Tsui Hark). On le sait, Christophe Gans est un cinéphile averti, un inconditionnel du cinéma de Hong Kong et d’Asie, ainsi qu’un homme de goût. Son film lui ressemble. Comme dans Crying Freeman (Mark Dacascos y avait le rôle-titre), le réalisateur rend hommage à ses maîtres et à une certaine idée du cinéma de divertissement de qualité, qu’il aimerait contribuer à faire renaître. Cependant, même si on ne peut qu’être impressionné par la mise en scène et la beauté des images, cette superproduction à la distribution vertigineuse (la fine fleur du cinéma français y est effeuillée) peine à prendre réellement son envol. Le tout manque singulièrement de fluidité et de cohérence, performances des acteurs comprise. Avoir confié le rôle du héros à Samuel Le Bihan, dont le talent et le charme ne sont pourtant pas en cause, s’avère un choix plutôt malheureux. La nonchalance (pour le coup trop anachronique) avec laquelle il joue les deux tiers du film contraste avec la gravité bien plus romanesque de son partenaire Mark Dacascos.
Néanmoins, dans un paysage cinématographique français qui oublie trop souvent la notion de rêve et de plaisir, une telle ambition, même à moitié aboutie, ne peut qu’inspirer le plus grand respect.
avec : Tom Cruise , Ken Watanabe , William Atherton , Chad Lindberg , Ray Godshall Sr. , Billy Connolly , Tony Goldwyn , Masato Harada , Masashi Odate
En 1876, un héros de la guerre de Sécession hanté par ses exactions, Nathan Algren (Tom Cruise, très investi), est sollicité en tant que conseiller militaire par l'empereur du Japon, qui a décidé d'ouvrir son pays à la modernité et à l'Occident. Mais les samouraïs, forcés d'abandonner leurs coutumes et leur culture, multiplient les actes de résistance…
Exaltation du courage héroïque, "Le Dernier Samouraï" célèbre la culture et le code d'honneur (le bushido) de ces guerriers, artistes et philosophes qui ont dominé le Japon durant cinq siècles. À travers le voyage initiatique de Nathan Algren, qui finira par embrasser la cause de ceux qu'il était venu combattre, le film retrace une page importante de l'histoire du Japon moderne, qui marque la fin de l'ère des samouraïs. Magnifiquement photographiée par John Toll (chef opérateur de "La Ligne rouge" et "Braveheart"), cette épopée à grand spectacle bénéficie d'une distribution idéale (Ken Watanabe vole souvent la vedette à Tom Cruise). On pourra toutefois reprocher à Edward Zwick, réalisateur encensé de "Glory" et "Légendes d'automne", en plus d'une mise en scène classique et un peu trop scolaire, d'avoir privilégié la pédagogie au détriment du souffle épique.
avec : Thilen Lhondup , Gurgon Kyap , Lhapka Tsamchoe
Pour se prouver à lui-même et tenter de démontrer aux plus jeunes que les valeurs de son temps méritent mieux qu'un revers de main, un vieux chef népalais entreprend de mener un troupeau de yacks à travers la montagne tibétaine. Sans autres effets spéciaux que ceux, splendides, mis au point par la nature, et avec des acteurs recrutés sur le terrain, Eric Valli, un habitué du Toit du monde, réalisait en 1999 un film joyau qui, le temps de son exploitation au cinéma, s'offrit le luxe insolent de rivaliser avec "La Menace fantôme". Ecolo malgré lui, ce western quasi mystique apporte la preuve qu'une bonne histoire bien ficelée et sans budget colossal consacré à la post-production, peut faire rêver tout en se révélant particulièrement rémunératrice. Autant que celle des sentiers escarpés, des crevasses pâles avec vue plongeante sur les entrailles de la terre, et des hauts plateaux rongés par la glace, c'est l'aridité de certains conflits existentiels et générationnels que Valli a tenu à visiter ici. En plus d'un décor majestueux, la montagne aux neiges éternelles fournira au metteur en scène et à ses personnages bien des réponses.
avec : Russell Crowe , Paul Bettany , James D'Arcy , Edward Woodall , Chris Larkin , Max Pirkis , Jack Randall
Durant les guerres napoléoniennes, en 1805… Jack Aubrey (Russell Crowe), brillant capitaine de la Marine Royale d'Angleterre, est surnommé Lucky Jack par ses marins qui lui vouent une admiration sans bornes. Un jour pourtant, son vaisseau est surpris par l'attaque d'une frégate française qui fait plusieurs morts parmi l'équipage et laisse le navire gravement endommagé. Furieux, Jack entreprend de la poursuivre et de prendre sa revanche, malgré les conseils de prudence de son ami Stephen Maturin (Paul Bettany), médecin de bord et naturaliste… C'est à un véritable voyage dans le temps et sur les océans que convie ce film grandiose de Peter Weir, inspiré de la saga maritime de Patrick O'Brian. Le cinéaste s'est évertué à décrire avec un réalisme époustouflant ce que pouvait être la vie, il y a deux siècles, sur un navire anglais. Si l'intrigue paraît assez convenue (l'obsession de Jack Aubrey ressemble à s'y méprendre à celle d'Achab dans Moby Dick), la mise en scène ne l'est en aucune façon. Mieux qu'un blockbuster, Master And Commander se révèle un très beau film, humaniste et épique, servi par des images impressionnantes et des comédiens tout bonnement remarquables. Couronnement du Seigneur des Anneaux oblige, l'épopée de Peter Weir n'a remporté en 2004 que deux Oscars (photo et montage sonore) sur les 10 nominations obtenues. Interactivité : 5/5 Un programme riche et passionnant, du making of de 70 minutes à l'interview de Peter Weir évoquant Patrick O'Brian, en passant par les documentaires, les scènes coupées, les plans multi-angles et les superbes galeries de dessins et photos. Image et son : 5/5 Renversants.
avec : Harrison Ford , Karen Allen , Kate Capshaw , Sean Connery
La sortie sur les écrans en 1981 des "Aventuriers de l'Arche perdue" avait été un événement. Ce film d'aventures réalisé par Steven Spielberg d'après un récit imaginé par son complice George Lucas a en effet été salué par le public et la critique du monde entier, puis récompensé par cinq Oscars (sur neuf nominations). Directement inspirées des illustrés des années 30-40, les aventures de l'archéologue intrépide Indiana Jones se révéleront épisode après épisode ("Indiana Jones et le Temple maudit" et "Indiana Jones et la Dernière Croisade", respectivement parus en 1984 et 1989) un spectacle grandiose et extrêmement divertissant, torrent ininterrompu de cascades et de numéros de bravoure. Après avoir excellé en Han Solo dans "La Guerre des étoiles", Harrison Ford campait un Indy idéal, un séducteur dont le flegme et les sourires narquois semblaient venir à bout de toutes les situations. En 2005, à nouveau sous la houlette de Steven Spielberg, l'acteur, alors âgé de 63 ans, reprendra du service pour le quatrième épisode de la saga.