avec : Christian Clavier , Gérard Depardieu , Monica Bellucci , Jamel Debbouze , Edouard Baer , Claude Rich , Isabelle Nanty (Actrice) , Gérard Darmon
Agacée par la suffisance de Jules César (Alain Chabat), qui ne cesse d'évoquer la supériorité de l'Empire romain, la reine Cléopâtre (Monica Bellucci) lance un défi à l'empereur. Si en trois mois, les Egyptiens parviennent à lui édifier un splendide palais, Jules César se devra de reconnaître publiquement la toute-puissance de l'Egypte, sinon Cléopâtre perdra la face, ce qui serait dommage…
Après avoir produit en 1998 le plus que médiocre Astérix et Obélix contre César, mis en scène par Claude Zidi, Claude Berri a eu l'idée judicieuse de confier les rênes de cette nouvelle adaptation de l'œuvre de Goscinny et Uderzo à Alain Chabat. Tout en respectant l'esprit de la bande dessinée, ce dernier y a insufflé son propre humour, ultra référentiel, influencé par Saturday Night Live ou les ZAZ (Zucker-Abrahams-Zucker, les créateurs, entre autres, du fameux Y a-t-il un pilote dans l'avion ?). A la tête du plus gros budget jamais alloué à un film français (la bagatelle de 50,3 millions d'euros), Alain Chabat s'est entouré de tous ses copains de Canal + et d'ailleurs, et ce n'est pas un hasard si Jamel Debbouze, Edouard Baer (irrésistible !) et Gérard Darmon volent la vedette à Gérard Depardieu et Christian Clavier, Astérix et Obélix réduits ici à un état presque ornemental. Etourdissante avalanche de gags et de répliques tordantes, cette superproduction orchestrée par Alain Chabat a légitimement remporté un succès pharaonique dès sa sortie, en janvier 2002.
avec : Albert Dupontel , Claude Perron , Roland Blanche , Roland Bertin , Paul Le Person
Bernie décide de sortir de l'orphelinat à 30 ans... pour enfin connaître la vérité sur sa naissance. Devant le refus de l'administration de lui communiquer son dossier, il cambriole la DDASS et... il y découvre une effarante vérité : il a été retrouvé dans une poubelle...
avec : Pierre Arditi , Josiane Balasko , André Dussollier , Jean-Paul Belmondo , Gérard Depardieu , Michel Serrault
Parce que le serveur du restaurant n'a pas pris en considération sa demande (en l'occurrence, un petit pot d'eau chaude), Jean Pierre Marielle se met à douter de son talent et sombre dans la déprime. Il est devenu "un acteur que l'on n'entend plus". Ses convives, André Dussollier et Jacques Villeret, entreprennent de le rassurer.
Les plus talentueux comédiens français ayant dépassé la quarantaine défilent ici pour composer un état des lieux de la condition d'acteur. Lui-même fils de comédien, Bertrand Blier rendait là un hommage avoué à son père et à ce métier inclassable et fragilisant. Au fil des saynètes, les acteurs exposent leurs amertumes et leurs angoisses, et l'humour se fait sarcastique voire morbide (l'ambiance rappelle assez "Buffet froid").
Au sein de cette distribution masculine, quelques femmes apparaissent : Josiane Balasko (dans le rôle ingrat du double d'André Dussollier), Dominique Blanc, Patachou, et la revenante Maria Schneider, dont la prestation est l'un des sommets d'émotion du film. A ce jeu de la vérité où le mensonge est roi, certains surjouent leurs propres rôles pour fausser la donne, d'autres se contentent d'être eux-mêmes (Alain Delon et sa nostalgie des années Gabin !). Les spectateurs, eux, ne regretteront qu'une chose : ne pas savoir si Michel Piccoli boit vraiment !
avec Gérard Jugnot , François Berléand , Jean-Baptiste Maunier , Jacques Perrin , Kad Merad , Marie Bunuel
Début 1949, Clément Mathieu (Gérard Jugnot), professeur de musique au chômage, est engagé comme surveillant dans un internat de rééducation. L'établissement austère est dirigé par un homme brutal et odieux (François Berléand) et les élèves semblent avoir le diable au corps. Pourtant, grâce à la musique et à un sens de la pédagogie exacerbé, Clément Mathieu va ramener la discipline et la joie de vivre dans le pensionnat... Phénomène de l'année 2004, le premier long métrage de Christophe Barratier (musicien lui-même et neveu de son producteur Jacques Perrin) s'impose légitimement comme l'un des meilleurs films français de 2004, même s'il en émane un petit parfum de naphtaline. Le film, très librement adapté de La cage aux rossignols (signé Jean Dréville en 1945), renoue en effet avec un certain mélodrame populaire tombé en désuétude. Heureusement, la qualité de l'interprétation (les enfants sont particulièrement attachants), les images très léchées et la musique efficace de Bruno Coulais forcent le respect. Et si Les Choristes joue sur la corde sensible, il le fait avec délicatesse et pudeur. Une réussite !
avec : Patrick Timsit , Fanny Ardant , Jacques Gamblin , Michèle Laroque , Richard Berry
Cette truculente comédie de mœurs de 1996 reste le meilleur film de Gabriel Aghion à ce jour. Sur des dialogues de l’humoriste Pierre Palmade, Fanny Ardant, Richard Berry, Jacques Gamblin, Michèle Laroque et Patrick Timsit (en travesti…) effectuaient là de folles et savoureuses prestations.