Des femmes et des hommes immenses, magnifiques, vêtus de cuirs finement tannés, le corps recouvert de graisse rouge et noire. Les Himba vivent en Namibie. Pourtant, leurs origines remontent aux confins du Haut Nil : ils sont des nilotiques, qui ont migré jusqu'en Namibie, non sans peine… Certains Himba vivent encore comme il y a plus de 200 ans. Guerriers redoutables et pasteurs nomades, le bétail est tout pour eux. Avec le 20è siècle, vinrent les massacres, l'abattage et l'exil forcé. Les Himba ont développé un culte de l'isolement qui les a maintenu en survie jusqu'à nos jours… Mais cet isolement est la source même de leur perte.
" Ceux Qui se Vantent " est l'histoire d'un enfant Himba, responsable du bétail de son oncle. Il emmène le cheptel dans des régions ingrates pour lui trouver un peu de nourriture et d'eau. Comment un enfant peut-il survivre dans de telles conditions ? Et pourquoi porte-t-il tant d'attention au bétail de son oncle ?… En fait, un enfant Himba n'hérite pas de son père, mais de son oncle… " Ceux Qui se Vantent " vous fera aussi découvrir sa mère, une femme puissante, car possédant les clés de tous les greniers du village…
Le Pays Dogon semble perdu au milieu du Mali, mais il demeure l'un des sites les plus fascinants de l'Afrique de l'Ouest. Les Dogon et la falaise dans laquelle ils vivent représentent un monde à part : un monde vertical, structuré autour d'un " Renard Pâle ", de Dieux sans pareils, de Forgerons, de " Hogons ", de Débutants, d'Initiés, de fêtes se déroulant tous les 60 ans, de masques, de danses incomparables et de légendes fascinantes…
" L'Arche du Premier Ancêtre " présente un vieil initié, Pangale, et deux enfants, Asse et Tike. Les enfants souhaitent devenir à leurs tours des Initiés. Mais cela n'est pas si simple… Avec la complicité de tous les villages de la Falaise, ils nous font découvrir leur monde vertical, les relations que les Dogon ont tissé avec leurs voisins et la légende de l'Arche du Premier Ancêtre "…
A mille kilomètres au Nord-Est de Bali, une civilisation radicalement différente de celles du reste de l'Indonésie. Ceci n'est pas vraiment une surprise dans cette nation composée de 4.000 îles, où cohabitent 17 langues… Les Toraja se disent venus de la mer : ils en veulent pour preuve les toits de leurs maisons en forme de coque de bateau… Mais ces toits ressemblent aussi à des cornes de buffles, qu'ils respectent par-dessus tout…
" Laisser Entrer Ceux Qui Pleurent " raconte l'incroyable histoire d'Andy, un modeste guide touristique, dont la grand-mère, issue de la caste la plus haute, est décédée. Suite au décès de ses parents, c'est à lui qu'est attribuée la lourde charge de l'organisation des funérailles… Mais en pays Toraja, un enterrement coûte parfois 750 000 euros, surtout s'il s'agit d'un noble. Pour trouver cette somme, Andy doit entraîner sa famille dans les dettes, vendre la maison de ses parents et jouer le montant de la vente aux combats de coqs, pour assumer seul les frais des funérailles. Il espère ainsi pouvoir préserver son rang dans la tribu et perpétuer la tradition Toraja…
Chaque année, à la même période, les paysans Nahuas de la Sierra de Guerrero ont recours à des célébrations et à des rites ancestraux pour que la saison des pluies revienne redonner vie à leurs champs. Pour que le miracle s'accomplisse, ils sont prêts à payer leurs fautes et faire appel à des personnages mythiques de l'histoire des peuples pré-hispaniques. Au son du Teponastle, ce tambour qui incarne le Dieu Texcatlipoca, les " hommes-jaguars " vont jusqu'à se battre entre eux et se flageller jusqu'au sang pour implorer Saint-Nicolas et intercéder auprès de dieux immémoriaux, pour que tombe la pluie...
Cent Mille kilomètres carrés pour cent mille habitants : tel est le quotidien des Ladakhi. Coincés entre Pakistan musulman, Inde hindouiste et Chine communiste, les bouddhistes Ladakhi ont vu leur mode de vie bouleversé : jadis, ils étaient des caravaniers faisant commerce entre la vallée de l'Indus et les confins de la Chine et du Tibet. Les Ladakhi sont de proches cousins des Tibétains, mais leurs voisins vivent derrière un mur politique… Car aujourd'hui, les frontières sont closes. Que reste-t-il aux Ladakhi pour survivre ? Tous les commerces sont pris par les commerçants musulmans ; la guerre est à leur porte ; le Kashmir s'enflamme… Un bon Ladakhi vous dira qu'il faut garder espoir et que la voix de Bouddha les guidera vers la Paix…
" Le Printemps Espéré " est l'histoire de Deydey, jeune fille Ladakhi, qui passe tout l'hiver dans la capitale de la région, Ley. Elle ne rentre chez elle que tous les six mois, car pour elle, le chemin de l'école se compte en jours de marche… Avec son oncle, Sonam, Deydey revient chez elle. La route est longue et remonte une rivière glacée. En chemin, il apparaît que les Ladakhi respectent Bouddha, mais qu'ils craignent surtout les esprits de la montagne. Les voyageurs arrivent enfin chez eux. Le Printemps est proche, il est temps de travailler la terre…
A quelques kilomètres de la Baie de Phuket, les Mawken traînent dans leur sillage deux mille ans d'histoire. Une trace sur laquelle l'océan est définitivement en train de se refermer. Les cent ciquante ultimes nomades marins sont aujourd'hui menacés de disparition. Voici 20 ans, un film a été tourné avec Mada, nomade de la mer. Sa vie se limitait à la collecte de coquillages précieux et à la plongée. Vingt ans plus tard, la famille de Mada a été retrouvée. Son fils, Selama, vit aujourd'hui dans un Parc national, son avenir est incertain...