Depuis sa Palme d’Or, controversée même si obtenue dans les règles au festival de Cannes 2004, on a tout entendu au sujet de Michael Moore, qualifié tour à tour d’amuseur public, de faux cinéaste mais vrai manipulateur, de provocateur sans scrupule ne songeant qu’à se mettre lui-même en valeur, etc. Pourtant, force est de constater que Fahrenheit 9/11 n’a rien d’une fumisterie. On peut lui reprocher ses effets grandiloquents et mélodramatiques (au demeurant efficaces), mais ce que Michael Moore y dénonce est d’une exactitude accablante. On y retrouve d’ailleurs les mêmes arguments (vérifiables et vérifiés) développés dans l’excellent documentaire Le Monde selon Bush de William Karel.
Pas spectaculaire pour un sou et terriblement humain, Fahrenheit 9/11 est le regard très personnel d’un véritable cinéaste sur l’effondrement d’une civilisation (l’incompétence de George W. Bush, ses mensonges, ses amitiés occultes, sa politique désastreuse et le nouveau Vietnam irakien). Spécialiste des ratés du rêve américain, Michael Moore signe une fois de plus un film courageux et nécessaire. Chapeau !... ou casquette plutôt.
Depuis sa Palme d’Or, controversée même si obtenue dans les règles au festival de Cannes 2004, on a tout entendu au sujet de Michael Moore, qualifié tour à tour d’amuseur public, de faux cinéaste mais vrai manipulateur, de provocateur sans scrupule ne songeant qu’à se mettre lui-même en valeur, etc. Pourtant, force est de constater que Fahrenheit 9/11 n’a rien d’une fumisterie. On peut lui reprocher ses effets grandiloquents et mélodramatiques (au demeurant efficaces), mais ce que Michael Moore y dénonce est d’une exactitude accablante. On y retrouve d’ailleurs les mêmes arguments (vérifiables et vérifiés) développés dans l’excellent documentaire Le Monde selon Bush de William Karel.
Pas spectaculaire pour un sou et terriblement humain, Fahrenheit 9/11 est le regard très personnel d’un véritable cinéaste sur l’effondrement d’une civilisation (l’incompétence de George W. Bush, ses mensonges, ses amitiés occultes, sa politique désastreuse et le nouveau Vietnam irakien). Spécialiste des ratés du rêve américain, Michael Moore signe une fois de plus un film courageux et nécessaire. Chapeau !... ou casquette plutôt.