avec : Samuel Le Bihan , Monica Bellucci , Vincent Cassel , Mark Dacascos , Emilie Dequenne , Jérémie Rénier , Jean Yanne
Le Pacte des loups est un film hybride, qui mélange les genres et les cultures de manière assez jubilatoire (comme si Angélique, marquise des anges était revisité à la fois par Mario Bava, John Woo et Tsui Hark). On le sait, Christophe Gans est un cinéphile averti, un inconditionnel du cinéma de Hong Kong et d’Asie, ainsi qu’un homme de goût. Son film lui ressemble. Comme dans Crying Freeman (Mark Dacascos y avait le rôle-titre), le réalisateur rend hommage à ses maîtres et à une certaine idée du cinéma de divertissement de qualité, qu’il aimerait contribuer à faire renaître. Cependant, même si on ne peut qu’être impressionné par la mise en scène et la beauté des images, cette superproduction à la distribution vertigineuse (la fine fleur du cinéma français y est effeuillée) peine à prendre réellement son envol. Le tout manque singulièrement de fluidité et de cohérence, performances des acteurs comprise. Avoir confié le rôle du héros à Samuel Le Bihan, dont le talent et le charme ne sont pourtant pas en cause, s’avère un choix plutôt malheureux. La nonchalance (pour le coup trop anachronique) avec laquelle il joue les deux tiers du film contraste avec la gravité bien plus romanesque de son partenaire Mark Dacascos.
Néanmoins, dans un paysage cinématographique français qui oublie trop souvent la notion de rêve et de plaisir, une telle ambition, même à moitié aboutie, ne peut qu’inspirer le plus grand respect.
avec : Samuel Le Bihan , Monica Bellucci , Vincent Cassel , Mark Dacascos , Emilie Dequenne , Jérémie Rénier , Jean Yanne
Le Pacte des loups est un film hybride, qui mélange les genres et les cultures de manière assez jubilatoire (comme si Angélique, marquise des anges était revisité à la fois par Mario Bava, John Woo et Tsui Hark). On le sait, Christophe Gans est un cinéphile averti, un inconditionnel du cinéma de Hong Kong et d’Asie, ainsi qu’un homme de goût. Son film lui ressemble. Comme dans Crying Freeman (Mark Dacascos y avait le rôle-titre), le réalisateur rend hommage à ses maîtres et à une certaine idée du cinéma de divertissement de qualité, qu’il aimerait contribuer à faire renaître. Cependant, même si on ne peut qu’être impressionné par la mise en scène et la beauté des images, cette superproduction à la distribution vertigineuse (la fine fleur du cinéma français y est effeuillée) peine à prendre réellement son envol. Le tout manque singulièrement de fluidité et de cohérence, performances des acteurs comprise. Avoir confié le rôle du héros à Samuel Le Bihan, dont le talent et le charme ne sont pourtant pas en cause, s’avère un choix plutôt malheureux. La nonchalance (pour le coup trop anachronique) avec laquelle il joue les deux tiers du film contraste avec la gravité bien plus romanesque de son partenaire Mark Dacascos.
Néanmoins, dans un paysage cinématographique français qui oublie trop souvent la notion de rêve et de plaisir, une telle ambition, même à moitié aboutie, ne peut qu’inspirer le plus grand respect.
avec : Thilen Lhondup , Gurgon Kyap , Lhapka Tsamchoe
Pour se prouver à lui-même et tenter de démontrer aux plus jeunes que les valeurs de son temps méritent mieux qu'un revers de main, un vieux chef népalais entreprend de mener un troupeau de yacks à travers la montagne tibétaine. Sans autres effets spéciaux que ceux, splendides, mis au point par la nature, et avec des acteurs recrutés sur le terrain, Eric Valli, un habitué du Toit du monde, réalisait en 1999 un film joyau qui, le temps de son exploitation au cinéma, s'offrit le luxe insolent de rivaliser avec "La Menace fantôme". Ecolo malgré lui, ce western quasi mystique apporte la preuve qu'une bonne histoire bien ficelée et sans budget colossal consacré à la post-production, peut faire rêver tout en se révélant particulièrement rémunératrice. Autant que celle des sentiers escarpés, des crevasses pâles avec vue plongeante sur les entrailles de la terre, et des hauts plateaux rongés par la glace, c'est l'aridité de certains conflits existentiels et générationnels que Valli a tenu à visiter ici. En plus d'un décor majestueux, la montagne aux neiges éternelles fournira au metteur en scène et à ses personnages bien des réponses.
En 1985, dans la Cordillère des Andes (au Pérou), Joe Simpson et Simon Yates, alpinistes britanniques chevronnés, entreprennent l’ascension de la face ouest du Siula Grande, une première. Ils réussissent à atteindre le sommet, mais lors de la descente, Joe tombe et se casse la jambe. À 6 000 mètres d’altitude, dans des conditions extrêmes, les deux hommes savent qu’ils sont condamnés tous les deux si Simon tente d’aider son ami au lieu de l’abandonner à son sort. La mort dans l’âme, Simon coupe donc la corde qui le relie à son partenaire…
Cette aventure extraordinaire et vraie a été racontée par Joe Simpson, dans un best-seller autobiographique. Kevin Macdonald, talentueux documentariste (il a reçu l’Oscar en 2000 pour One Day In September) l’a fidèlement adapté à l’écran en 2003, dans un film mêlant séquences de fiction et commentaires continus des véritables protagonistes. Si l’histoire de Joe et Simon finit bien, elle pose néanmoins un dilemme moral. En effet, Simon s’est vu discrédité par la communauté des alpinistes pour avoir effectué ce geste terrible. Un film passionnant, qui n’a nul besoin d’effets spéciaux pour captiver le spectateur !
avec : Kevin Costner , Mary Mcdonnell , Graham Greene
Guerre de Sécession. Le lieutenant de l'armée nordiste John Dunbar (Kevin Costner) choisit d'être muté à un avant-poste isolé du South Dakota, à la frontière entre la civilisation et l'Ouest sauvage. Dans l'attente d'hypothétiques renforts, et n'ayant pour seule compagnie que celle d'un loup, il tente de survivre dans une région hostile. Un jour, il parvient à établir un premier contact avec les Sioux… Triomphe phénoménal en salles, le premier film réalisé en 1990 par l'acteur Kevin Costner raflait à la surprise générale sept Oscars sur douze nominations, dont ceux des Meilleurs film, réalisateur, scénario original (de Michael Blake) et musique (de John Barry). Formidable hommage au peuple indien et à sa culture, ce western écologique, humaniste et généreux durait initialement trois heures, mais Kevin Costner, dans un élan d'enthousiasme, avait également concocté une version spéciale de 3 h 44, enrichie de séquences spectaculaires.
Nicolas Vanier dépeint le quotidien d'un trappeur canadien dans ce film de fiction spectaculaire et écologiste tourné dans des conditions extrêmes (par - 40°). Des trois éditions DVD, la plus simple se contente de deux commentaires audio, un premier à l'intention des enfants, un second pour les adultes.
avec : Norman Winther , May Loo , Alex Van Bibber , Ken Bolton