avec : Tom Hanks , Matt Damon , Edwards Burns , Tom Sizemore
Trois des quatre frères Ryan étant tombés au champ d'honneur depuis le début du débarquement, le haut commandement de l'armée américaine va mettre un point d'honneur à ramener le reste de la progéniture encore en vie à sa mère. La mission de le retrouver derrière les lignes ennemies échoit au capitaine Miller (Tom Hanks) et à son escouade fraîchement débarqués à Omaha Beach, ce tristement célèbre 6 juin 1944. Tous les superlatifs ont été utilisés pour qualifier la première demi-heure, à la limite du tolérable, de cette fresque grandiose. Jamais la boucherie que fut le débarquement n'a été reproduite à l'écran de façon si réaliste. Filmée caméra à l'épaule, à la manière des cinéastes de l'armée qui étaient sur le terrain en 1944 et dont les films ont servi de référence au réalisateur, cette scène effroyable d'efficacité et de vérité se subit plus qu'elle ne se regarde. Mais il serait inconvenant d'affirmer que l'intérêt du film ne réside que là. Ces images traumatisantes, qui propulsent littéralement au cour de la guerre, ne sont qu'une mise en condition pour ce qui va suivre. De son fauteuil, et après avoir subi le pire des cauchemars, le spectateur ne fait plus qu'un avec ces jeunes soldats inexpérimentés tenus de poursuivre une mission absurde et suicidaire (faut-il sacrifier huit hommes pour en sauver un ?).
En 1967, au camp d’entraînement de Parris Island en Caroline du Sud, le sadique sergent instructeur Hartman (impressionnante performance de Lee Ermey !) a pour mission de transformer de jeunes Marines en véritables machines à tuer avant de les envoyer sur le terrain, au Vietnam…
Paru quelques mois après Platoon, Full Metal Jacket a souffert en 1987 de l’inévitable comparaison avec le film d’Oliver Stone qui avait obtenu un immense succès public et remporté quatre Oscars l’année précédente. Platoon relatait la guerre telle que l’avait lui-même vécue son réalisateur, et en livrait une vision sentimentale en s’attachant aux états d’âme des soldats. Plus abstrait, et donc plus difficilement abordable, Full Metal Jacket mettait en exergue le phénomène même de la guerre et son pouvoir extravagant d’annihilation sur l’homme.
Basé sur un roman de Gustav Hasford, le film fut adapté par Stanley Kubrick et Michael Herr, bien que Gustav Hasford soit crédité en tant que coscénariste. Une fois encore, Stanley Kubrick avait détourné l’esprit du livre pour mieux imposer sa propre vision, au grand mécontentement de l’écrivain. Tourné en studio dans la banlieue de Londres, Full Metal Jacket (terme désignant le métal dans lequel sont coulées les balles utilisées par les Marines), se divise en deux parties distinctes et d’intensité inégale. Le camp d’entraînement et le Vietnam. La première partie est la plus réussie, grâce au tête-à-tête inoubliable entre Lee Ermey et Vincent D’Onofrio. La seconde, plus dispersée, désoriente toujours quelque peu.
La mise en scène incisive se révèle néanmoins impressionnante, et le réalisme de certaines séquences fait encore froid dans le dos.
avec : Kirk Douglas , Martin Sheen , Katharine Ross
Décembre 1981... Sous les ordres de Matthew Yelland, Le porte-avions nucléaire Nimitz patrouille au large de Hawaii. A l'horizon une brume grise apparaît... Et soudain une tempête d'apocalypse fond sur le navire en décharges électromagnétiques d'une force inconnue, en explosions insoutenables d'ultrasons. Le Nimitz résiste cependant mais, dans le calme revenu, un autre choc fait vaciller les hommes : La radio parle de la guerre en Europe, la voix de Roosevelt leur parvient... en ce 6 décembre 1941.
avec : Ben Affleck , Josh Hartnett , Kate Beckinsale , Cuba Gooding Jr. , Alec Baldwin , Randall Wallace
Vision résolument épique et romantique de la tragédie qui fit basculer les Etats-Unis dans la Seconde Guerre mondiale, "Pearl Harbor" aura fait couler beaucoup d'encre lors de sa sortie en salles et devrait encore provoquer moult réactions à l'aune des attentats terroristes du 11 septembre. En règle général il fut stigmatisé pour son patriotisme mal placé en forme de propagande à peine voilée et sa relecture de l'histoire nauséabonde car simpliste (comme toujours il y a les méchants d'un côté et les "good guys" de l'autre). On peut rajouter à cela un film plombé par une réalisation désastreuse (axes de caméras incompréhensibles, choix des cadrages à l'emporte-pièce, abus des ralentis, montage incohérent) et des acteurs incapables de faire passer la moindre émotion.
En attendant la version "Anthologie" du film prévue pour le milieu de l'année prochaine, "Pearl Harbor", dans cette version collector, propose sur le second disque un making-of sobrement intitulé "Le tournage de Pearl Harbor : une odyssée cinématographique". Alternant passages très creux (interventions hilarantes des acteurs ou pathétiques des vétérans qui ne sont là que pour cautionner le patriotisme exacerbé de l'ensemble) et moments plus intéressants (images de tournage avec la prise de conscience adjacente de la somme de travail que représente une telle entreprise), voici un documentaire de 50 minutes qui s'inscrit tout à fait dans l'air du temps.Le plus révoltant est la minute cinquante accordée au soit-disant "Point de vue japonais" avec comme fil rouge l'acteur Mako (interprétant l'amiral Yamamoto) se persuadant de la fidélité du film à l'histoire. Du grand art.
avec : Bruce Willis , Monica Belluci , Cole Hauser , Eamonn Walker , Johnny Messner , Nick Chinlund
Après un putsch militaire au Nigeria, un lieutenant américain et son escouade de navy seals s'allient à une belle doctoresse pour sauver des villageois menacés par l'armée rebelle. Bruce Willis et Monica Bellucci tentaient l'impossible dans ce film de guerre humaniste signé en 2003 par Antoine Fuqua, le réalisateur de l'excellent " Training Day ".
avec : Tom Hanks , Matt Damon , Edwards Burns , Tom Sizemore
Trois des quatre frères Ryan étant tombés au champ d'honneur depuis le début du débarquement, le haut commandement de l'armée américaine va mettre un point d'honneur à ramener le reste de la progéniture encore en vie à sa mère. La mission de le retrouver derrière les lignes ennemies échoit au capitaine Miller (Tom Hanks) et à son escouade fraîchement débarqués à Omaha Beach, ce tristement célèbre 6 juin 1944. Tous les superlatifs ont été utilisés pour qualifier la première demi-heure, à la limite du tolérable, de cette fresque grandiose. Jamais la boucherie que fut le débarquement n'a été reproduite à l'écran de façon si réaliste. Filmée caméra à l'épaule, à la manière des cinéastes de l'armée qui étaient sur le terrain en 1944 et dont les films ont servi de référence au réalisateur, cette scène effroyable d'efficacité et de vérité se subit plus qu'elle ne se regarde. Mais il serait inconvenant d'affirmer que l'intérêt du film ne réside que là. Ces images traumatisantes, qui propulsent littéralement au cour de la guerre, ne sont qu'une mise en condition pour ce qui va suivre. De son fauteuil, et après avoir subi le pire des cauchemars, le spectateur ne fait plus qu'un avec ces jeunes soldats inexpérimentés tenus de poursuivre une mission absurde et suicidaire (faut-il sacrifier huit hommes pour en sauver un ?).