avec : Harrison Ford , Karen Allen , Kate Capshaw , Sean Connery
La sortie sur les écrans en 1981 des "Aventuriers de l'Arche perdue" avait été un événement. Ce film d'aventures réalisé par Steven Spielberg d'après un récit imaginé par son complice George Lucas a en effet été salué par le public et la critique du monde entier, puis récompensé par cinq Oscars (sur neuf nominations). Directement inspirées des illustrés des années 30-40, les aventures de l'archéologue intrépide Indiana Jones se révéleront épisode après épisode ("Indiana Jones et le Temple maudit" et "Indiana Jones et la Dernière Croisade", respectivement parus en 1984 et 1989) un spectacle grandiose et extrêmement divertissant, torrent ininterrompu de cascades et de numéros de bravoure. Après avoir excellé en Han Solo dans "La Guerre des étoiles", Harrison Ford campait un Indy idéal, un séducteur dont le flegme et les sourires narquois semblaient venir à bout de toutes les situations. En 2005, à nouveau sous la houlette de Steven Spielberg, l'acteur, alors âgé de 63 ans, reprendra du service pour le quatrième épisode de la saga.
avec : Russell Crowe , Paul Bettany , James D'Arcy , Edward Woodall , Chris Larkin , Max Pirkis , Jack Randall
Durant les guerres napoléoniennes, en 1805… Jack Aubrey (Russell Crowe), brillant capitaine de la Marine Royale d'Angleterre, est surnommé Lucky Jack par ses marins qui lui vouent une admiration sans bornes. Un jour pourtant, son vaisseau est surpris par l'attaque d'une frégate française qui fait plusieurs morts parmi l'équipage et laisse le navire gravement endommagé. Furieux, Jack entreprend de la poursuivre et de prendre sa revanche, malgré les conseils de prudence de son ami Stephen Maturin (Paul Bettany), médecin de bord et naturaliste… C'est à un véritable voyage dans le temps et sur les océans que convie ce film grandiose de Peter Weir, inspiré de la saga maritime de Patrick O'Brian. Le cinéaste s'est évertué à décrire avec un réalisme époustouflant ce que pouvait être la vie, il y a deux siècles, sur un navire anglais. Si l'intrigue paraît assez convenue (l'obsession de Jack Aubrey ressemble à s'y méprendre à celle d'Achab dans Moby Dick), la mise en scène ne l'est en aucune façon. Mieux qu'un blockbuster, Master And Commander se révèle un très beau film, humaniste et épique, servi par des images impressionnantes et des comédiens tout bonnement remarquables. Couronnement du Seigneur des Anneaux oblige, l'épopée de Peter Weir n'a remporté en 2004 que deux Oscars (photo et montage sonore) sur les 10 nominations obtenues. Interactivité : 5/5 Un programme riche et passionnant, du making of de 70 minutes à l'interview de Peter Weir évoquant Patrick O'Brian, en passant par les documentaires, les scènes coupées, les plans multi-angles et les superbes galeries de dessins et photos. Image et son : 5/5 Renversants.
Nicolas Vanier dépeint le quotidien d'un trappeur canadien dans ce film de fiction spectaculaire et écologiste tourné dans des conditions extrêmes (par - 40°). Des trois éditions DVD, la plus simple se contente de deux commentaires audio, un premier à l'intention des enfants, un second pour les adultes.
avec : Norman Winther , May Loo , Alex Van Bibber , Ken Bolton
avec : Tom Cruise , Ken Watanabe , William Atherton , Chad Lindberg , Ray Godshall Sr. , Billy Connolly , Tony Goldwyn , Masato Harada , Masashi Odate
En 1876, un héros de la guerre de Sécession hanté par ses exactions, Nathan Algren (Tom Cruise, très investi), est sollicité en tant que conseiller militaire par l'empereur du Japon, qui a décidé d'ouvrir son pays à la modernité et à l'Occident. Mais les samouraïs, forcés d'abandonner leurs coutumes et leur culture, multiplient les actes de résistance…
Exaltation du courage héroïque, "Le Dernier Samouraï" célèbre la culture et le code d'honneur (le bushido) de ces guerriers, artistes et philosophes qui ont dominé le Japon durant cinq siècles. À travers le voyage initiatique de Nathan Algren, qui finira par embrasser la cause de ceux qu'il était venu combattre, le film retrace une page importante de l'histoire du Japon moderne, qui marque la fin de l'ère des samouraïs. Magnifiquement photographiée par John Toll (chef opérateur de "La Ligne rouge" et "Braveheart"), cette épopée à grand spectacle bénéficie d'une distribution idéale (Ken Watanabe vole souvent la vedette à Tom Cruise). On pourra toutefois reprocher à Edward Zwick, réalisateur encensé de "Glory" et "Légendes d'automne", en plus d'une mise en scène classique et un peu trop scolaire, d'avoir privilégié la pédagogie au détriment du souffle épique.
avec : Mel Gibson , Patrick McGoohan , Sophie Marceau , Mc Cormack
En ces années 1290, la vie était rude pour le peuple écossais alors sous le joug du cruel roi d’Angleterre Edward 1er (Patrick McGoohan, moins « prisonnier » que dans la mythique série). Mais les Anglais commirent une grave erreur en massacrant la famille puis la femme de William Wallace (Mel Gibson). Rien ne le retient plus ensuite pour prendre la tête de la révolte contre l’oppresseur, entraînant dans son sillage une petite armée de gueux aussi vaillants que déterminés.
S’étant enthousiasmé pour le scénario de Randall Wallace (futur auteur de L’Homme au masque de fer, il n’a aucun lien de parenté avec William), Mel Gibson a relevé un défi de plus en décidant de mettre en scène Braveheart, sa deuxième réalisation après L’Homme sans visage en 1993. L’interprète inoubliable de Mad Max se montre impérial (il obtint l’Oscar du meilleur réalisateur et celui du meilleur film) dans cette reconstitution historique fidèle et grandiose (un budget de 70 millions de dollars, 1700 figurants fournis par l’armée irlandaise). On reste médusé devant la violence et la puissance qui émanent des séquences de bataille. Si dix minutes suffisent à Sophie Marceau pour illuminer le film, la fougue dont fait preuve Mel Gibson prouve en 2 h 45 d’aventures épiques que certaines têtes brûlées vivent ailleurs qu’en Irlande.
En 1985, dans la Cordillère des Andes (au Pérou), Joe Simpson et Simon Yates, alpinistes britanniques chevronnés, entreprennent l’ascension de la face ouest du Siula Grande, une première. Ils réussissent à atteindre le sommet, mais lors de la descente, Joe tombe et se casse la jambe. À 6 000 mètres d’altitude, dans des conditions extrêmes, les deux hommes savent qu’ils sont condamnés tous les deux si Simon tente d’aider son ami au lieu de l’abandonner à son sort. La mort dans l’âme, Simon coupe donc la corde qui le relie à son partenaire…
Cette aventure extraordinaire et vraie a été racontée par Joe Simpson, dans un best-seller autobiographique. Kevin Macdonald, talentueux documentariste (il a reçu l’Oscar en 2000 pour One Day In September) l’a fidèlement adapté à l’écran en 2003, dans un film mêlant séquences de fiction et commentaires continus des véritables protagonistes. Si l’histoire de Joe et Simon finit bien, elle pose néanmoins un dilemme moral. En effet, Simon s’est vu discrédité par la communauté des alpinistes pour avoir effectué ce geste terrible. Un film passionnant, qui n’a nul besoin d’effets spéciaux pour captiver le spectateur !