avec Gérard Jugnot , François Berléand , Jean-Baptiste Maunier , Jacques Perrin , Kad Merad , Marie Bunuel
Début 1949, Clément Mathieu (Gérard Jugnot), professeur de musique au chômage, est engagé comme surveillant dans un internat de rééducation. L'établissement austère est dirigé par un homme brutal et odieux (François Berléand) et les élèves semblent avoir le diable au corps. Pourtant, grâce à la musique et à un sens de la pédagogie exacerbé, Clément Mathieu va ramener la discipline et la joie de vivre dans le pensionnat... Phénomène de l'année 2004, le premier long métrage de Christophe Barratier (musicien lui-même et neveu de son producteur Jacques Perrin) s'impose légitimement comme l'un des meilleurs films français de 2004, même s'il en émane un petit parfum de naphtaline. Le film, très librement adapté de La cage aux rossignols (signé Jean Dréville en 1945), renoue en effet avec un certain mélodrame populaire tombé en désuétude. Heureusement, la qualité de l'interprétation (les enfants sont particulièrement attachants), les images très léchées et la musique efficace de Bruno Coulais forcent le respect. Et si Les Choristes joue sur la corde sensible, il le fait avec délicatesse et pudeur. Une réussite !
avec : Didier Bourdon , Bernard Campan , Isabelle Feddon
Un film vraiment culte, on rit du début jusqu'à la fin. La présence de Chevalier et Laspalès est très plaisante par ailleurs. Le scénario est aussi bien plus original que des films comme La vérité si je mens !
avec : Christian Clavier , Gérard Depardieu , Monica Bellucci , Jamel Debbouze , Edouard Baer , Claude Rich , Isabelle Nanty (Actrice) , Gérard Darmon
Agacée par la suffisance de Jules César (Alain Chabat), qui ne cesse d'évoquer la supériorité de l'Empire romain, la reine Cléopâtre (Monica Bellucci) lance un défi à l'empereur. Si en trois mois, les Egyptiens parviennent à lui édifier un splendide palais, Jules César se devra de reconnaître publiquement la toute-puissance de l'Egypte, sinon Cléopâtre perdra la face, ce qui serait dommage…
Après avoir produit en 1998 le plus que médiocre Astérix et Obélix contre César, mis en scène par Claude Zidi, Claude Berri a eu l'idée judicieuse de confier les rênes de cette nouvelle adaptation de l'œuvre de Goscinny et Uderzo à Alain Chabat. Tout en respectant l'esprit de la bande dessinée, ce dernier y a insufflé son propre humour, ultra référentiel, influencé par Saturday Night Live ou les ZAZ (Zucker-Abrahams-Zucker, les créateurs, entre autres, du fameux Y a-t-il un pilote dans l'avion ?). A la tête du plus gros budget jamais alloué à un film français (la bagatelle de 50,3 millions d'euros), Alain Chabat s'est entouré de tous ses copains de Canal + et d'ailleurs, et ce n'est pas un hasard si Jamel Debbouze, Edouard Baer (irrésistible !) et Gérard Darmon volent la vedette à Gérard Depardieu et Christian Clavier, Astérix et Obélix réduits ici à un état presque ornemental. Etourdissante avalanche de gags et de répliques tordantes, cette superproduction orchestrée par Alain Chabat a légitimement remporté un succès pharaonique dès sa sortie, en janvier 2002.
avec Audrey Tautou , Mathieu Kassovitz , Rufus , Serge Merlin , Jamel Debbouze , Yolande Moreau , Artus de Penguern , Urbain Cancelier , Dominique Pinon , Maurice Benichou , Claude Perron , Isabelle Nanty (Actrice) , Claire Maurier
A Paris, une jeune fille introvertie et curieuse décide un beau jour de sortir de sa solitude pour faire le bonheur des autres, puisque le sien lui semble compromis…
En avril 2001, Jean-Pierre Jeunet (en solo, sans Caro) ouvrait toutes grandes les portes de son univers, nourri de ses diverses influences (Prévert, Tardi et les autres), de passions secrètes et de souvenirs d’enfance. La personnalité très affirmée de l’œuvre au ton délibérément naïf a suscité un raz de marée d’enthousiasme chez les spectateurs français (qui déferle toujours puisque le film est encore à l’affiche). L’ampleur du phénomène a même provoqué la hargne de certains critiques, qui ont dénoncé l’idéologie nauséabonde et la vision réactionnaire de la France véhiculées par le film. En effet, ce Paris idyllique (magnifiquement) retouché années 40, n’a rien de très réel (pas plus que les personnages qui virent toujours à la caricature grimaçante) mais la poésie de Jean-Pierre Jeunet irradie ce conte enchanté et un peu effrayant. Qu’on y soit sensible ou pas ne change rien à l’affaire : ce Fabuleux Destin-là est un film d’auteur audacieux et effrontément original.
avec : Roland Giraud , Michel Boujenah , André Dussollier , Philippine Leroy-Beaulieu , Dominique Lavanant , Marthe Villalonga
Pierre, Michel et Jacques (Roland Giraud, Michel Boujenah, André Dussollier) sont trois amis célibataires qui partagent le même appartement. Un jour, un ami de Jacques lui demande de garder en son absence un paquet qu’on lui remettra chez lui, le dimanche. Stewart de profession, Jacques doit embarquer pour le Japon durant plusieurs jours et confie donc la tâche de réceptionner le colis à ses colocataires. Le dimanche suivant, la stupéfaction des deux hommes est immense lorsqu’ils trouvent sur le pas de leur porte, un bébé dans un couffin !...
Si la comédie de Coline Serreau a aujourd’hui pris quelques rides, il faut se souvenir qu’en 1985, elle remporta un immense succès en salles et fut même couronnée du César du Meilleur film. La réalisatrice, passée maîtresse dans l’art de dépeindre les mœurs de ses contemporains, mettait en exergue le phénomène qui se profilait à l’époque : la maternité des pères, et avec lui l’inversion des rôles des hommes et des femmes. Ce film gentiment subversif sur trois crétins qui deviennent intelligents, recèle des scènes amusantes et tendres, dont la fameuse séquence d’anthologie des trois protagonistes chantant Au clair de la lune au-dessus du berceau du nouveau-né. Coline Serreau et ses trois comédiens ont rempilé pour les besoins de 18 ans après, la suite de 3 hommes et un couffin, attendue sur les écrans français le 5 février 2003.