avec : Didier Bourdon , Bernard Campan , Isabelle Feddon
Un film vraiment culte, on rit du début jusqu'à la fin. La présence de Chevalier et Laspalès est très plaisante par ailleurs. Le scénario est aussi bien plus original que des films comme La vérité si je mens !
avec : Sabine Azéma , Audrey Tautou , Isabelle Nanty (Actrice) , Pierre Arditi , Jalil Lespert , Daniel Prévost , Darry Cowl , Lambert Wilson
Pas sur la bouche "DVD de l'année" aux Victoires de la Musique classique 2005.
Gilberte Valandray (Sabine Azéma) est la reine incontestée des salons parisiens. Épouse d’un riche industriel (Pierre Arditi), elle se laisse volontiers courtiser par d’autres, qu’elle repousse avec le même entrain qu’elle a mis à les séduire. Mais Gilberte a un secret : un premier époux américain (Lambert Wilson) dont elle n’a pas légalement divorcé. Le hasard et les affaires vont amener les deux maris à se rencontrer…
Comédie musicale à la parisienne, Pas sur la bouche inaugure en 1925 la collaboration de deux maîtres du genre, le compositeur Maurice Yvain et le librettiste André Barde. Que l’auteur d’On connaît la chanson ait choisi de revisiter en 2003 cette opérette n’a rien de surprenant. Alain Resnais joue sur tous les tableaux en faisant se côtoyer les aspects désuets, archi codés et artificiels du vaudeville avec les références plus modernes (surréalisme, anti-conformisme). La garde rapprochée du cinéaste (Sabine Azéma, Pierre Arditi) l’assiste dans cette aventure, rejointe par les rafraîchissants Audrey Tautou et Jalil Lespert. Dans une joyeuse hystérie, les comédiens poussent la chansonnette avec plus ou moins de bonheur. Alain Resnais assume : J’aime mieux des chanteurs qui chantent comme des chats mal peignés, mais qui jouent la chanson ! Et si c’était justement là le problème...
avec Gérard Jugnot , François Berléand , Jean-Baptiste Maunier , Jacques Perrin , Kad Merad , Marie Bunuel
Début 1949, Clément Mathieu (Gérard Jugnot), professeur de musique au chômage, est engagé comme surveillant dans un internat de rééducation. L'établissement austère est dirigé par un homme brutal et odieux (François Berléand) et les élèves semblent avoir le diable au corps. Pourtant, grâce à la musique et à un sens de la pédagogie exacerbé, Clément Mathieu va ramener la discipline et la joie de vivre dans le pensionnat... Phénomène de l'année 2004, le premier long métrage de Christophe Barratier (musicien lui-même et neveu de son producteur Jacques Perrin) s'impose légitimement comme l'un des meilleurs films français de 2004, même s'il en émane un petit parfum de naphtaline. Le film, très librement adapté de La cage aux rossignols (signé Jean Dréville en 1945), renoue en effet avec un certain mélodrame populaire tombé en désuétude. Heureusement, la qualité de l'interprétation (les enfants sont particulièrement attachants), les images très léchées et la musique efficace de Bruno Coulais forcent le respect. Et si Les Choristes joue sur la corde sensible, il le fait avec délicatesse et pudeur. Une réussite !
avec : Didier Bourdon , Bernard Campan , Isabelle Feddon
Un film vraiment culte, on rit du début jusqu'à la fin. La présence de Chevalier et Laspalès est très plaisante par ailleurs. Le scénario est aussi bien plus original que des films comme La vérité si je mens !
avec : Pierre Arditi , Josiane Balasko , André Dussollier , Jean-Paul Belmondo , Gérard Depardieu , Michel Serrault
Parce que le serveur du restaurant n'a pas pris en considération sa demande (en l'occurrence, un petit pot d'eau chaude), Jean Pierre Marielle se met à douter de son talent et sombre dans la déprime. Il est devenu "un acteur que l'on n'entend plus". Ses convives, André Dussollier et Jacques Villeret, entreprennent de le rassurer.
Les plus talentueux comédiens français ayant dépassé la quarantaine défilent ici pour composer un état des lieux de la condition d'acteur. Lui-même fils de comédien, Bertrand Blier rendait là un hommage avoué à son père et à ce métier inclassable et fragilisant. Au fil des saynètes, les acteurs exposent leurs amertumes et leurs angoisses, et l'humour se fait sarcastique voire morbide (l'ambiance rappelle assez "Buffet froid").
Au sein de cette distribution masculine, quelques femmes apparaissent : Josiane Balasko (dans le rôle ingrat du double d'André Dussollier), Dominique Blanc, Patachou, et la revenante Maria Schneider, dont la prestation est l'un des sommets d'émotion du film. A ce jeu de la vérité où le mensonge est roi, certains surjouent leurs propres rôles pour fausser la donne, d'autres se contentent d'être eux-mêmes (Alain Delon et sa nostalgie des années Gabin !). Les spectateurs, eux, ne regretteront qu'une chose : ne pas savoir si Michel Piccoli boit vraiment !
avec : Christian Clavier , Gérard Depardieu , Monica Bellucci , Jamel Debbouze , Edouard Baer , Claude Rich , Isabelle Nanty (Actrice) , Gérard Darmon
Agacée par la suffisance de Jules César (Alain Chabat), qui ne cesse d'évoquer la supériorité de l'Empire romain, la reine Cléopâtre (Monica Bellucci) lance un défi à l'empereur. Si en trois mois, les Egyptiens parviennent à lui édifier un splendide palais, Jules César se devra de reconnaître publiquement la toute-puissance de l'Egypte, sinon Cléopâtre perdra la face, ce qui serait dommage…
Après avoir produit en 1998 le plus que médiocre Astérix et Obélix contre César, mis en scène par Claude Zidi, Claude Berri a eu l'idée judicieuse de confier les rênes de cette nouvelle adaptation de l'œuvre de Goscinny et Uderzo à Alain Chabat. Tout en respectant l'esprit de la bande dessinée, ce dernier y a insufflé son propre humour, ultra référentiel, influencé par Saturday Night Live ou les ZAZ (Zucker-Abrahams-Zucker, les créateurs, entre autres, du fameux Y a-t-il un pilote dans l'avion ?). A la tête du plus gros budget jamais alloué à un film français (la bagatelle de 50,3 millions d'euros), Alain Chabat s'est entouré de tous ses copains de Canal + et d'ailleurs, et ce n'est pas un hasard si Jamel Debbouze, Edouard Baer (irrésistible !) et Gérard Darmon volent la vedette à Gérard Depardieu et Christian Clavier, Astérix et Obélix réduits ici à un état presque ornemental. Etourdissante avalanche de gags et de répliques tordantes, cette superproduction orchestrée par Alain Chabat a légitimement remporté un succès pharaonique dès sa sortie, en janvier 2002.