avec : Pierre Arditi , Josiane Balasko , André Dussollier , Jean-Paul Belmondo , Gérard Depardieu , Michel Serrault
Parce que le serveur du restaurant n'a pas pris en considération sa demande (en l'occurrence, un petit pot d'eau chaude), Jean Pierre Marielle se met à douter de son talent et sombre dans la déprime. Il est devenu "un acteur que l'on n'entend plus". Ses convives, André Dussollier et Jacques Villeret, entreprennent de le rassurer.
Les plus talentueux comédiens français ayant dépassé la quarantaine défilent ici pour composer un état des lieux de la condition d'acteur. Lui-même fils de comédien, Bertrand Blier rendait là un hommage avoué à son père et à ce métier inclassable et fragilisant. Au fil des saynètes, les acteurs exposent leurs amertumes et leurs angoisses, et l'humour se fait sarcastique voire morbide (l'ambiance rappelle assez "Buffet froid").
Au sein de cette distribution masculine, quelques femmes apparaissent : Josiane Balasko (dans le rôle ingrat du double d'André Dussollier), Dominique Blanc, Patachou, et la revenante Maria Schneider, dont la prestation est l'un des sommets d'émotion du film. A ce jeu de la vérité où le mensonge est roi, certains surjouent leurs propres rôles pour fausser la donne, d'autres se contentent d'être eux-mêmes (Alain Delon et sa nostalgie des années Gabin !). Les spectateurs, eux, ne regretteront qu'une chose : ne pas savoir si Michel Piccoli boit vraiment !
avec : Pierre Arditi , Josiane Balasko , André Dussollier , Jean-Paul Belmondo , Gérard Depardieu , Michel Serrault
Parce que le serveur du restaurant n'a pas pris en considération sa demande (en l'occurrence, un petit pot d'eau chaude), Jean Pierre Marielle se met à douter de son talent et sombre dans la déprime. Il est devenu "un acteur que l'on n'entend plus". Ses convives, André Dussollier et Jacques Villeret, entreprennent de le rassurer.
Les plus talentueux comédiens français ayant dépassé la quarantaine défilent ici pour composer un état des lieux de la condition d'acteur. Lui-même fils de comédien, Bertrand Blier rendait là un hommage avoué à son père et à ce métier inclassable et fragilisant. Au fil des saynètes, les acteurs exposent leurs amertumes et leurs angoisses, et l'humour se fait sarcastique voire morbide (l'ambiance rappelle assez "Buffet froid").
Au sein de cette distribution masculine, quelques femmes apparaissent : Josiane Balasko (dans le rôle ingrat du double d'André Dussollier), Dominique Blanc, Patachou, et la revenante Maria Schneider, dont la prestation est l'un des sommets d'émotion du film. A ce jeu de la vérité où le mensonge est roi, certains surjouent leurs propres rôles pour fausser la donne, d'autres se contentent d'être eux-mêmes (Alain Delon et sa nostalgie des années Gabin !). Les spectateurs, eux, ne regretteront qu'une chose : ne pas savoir si Michel Piccoli boit vraiment !
avec : Benoît Poelvoorde , Jean-Paul Rouve , Julie Depardieu , Dominique Besnehard , Marie Guillard
Il n'y a pas si longtemps que Bernard Frédéric (Benoît Poelvoorde) brûlait les planches en tant que clone de Claude François. Mais, pour ne pas perdre son épouse (Julie Depardieu, parfaite !), il a dû raccrocher et se contente désormais d'une vie plus normale. Lorsque son ami Couscous (Jean-Paul Rouve, hilarant), lui-même clone de Michel Polnareff, lui annonce qu'une chaîne de télévision organise un concours de sosies, voilà que ses vieux démons refont surface…
Son scénario n'ayant pas trouvé preneur, le jeune écrivain Yann Moix en a fait un livre à succès, Podium, avant de l'adapter très librement pour le cinéma en 2004. Juste retour des choses donc pour cette histoire de perte d'identité et de schizophrénie ordinaire, devenue à l'écran une comédie populaire, de celles qui n'excluent pas les bons sentiments. Extrêmement kitsch et coloré, le premier film de Yann Moix fleure bon la nostalgie des années 70 et conjugue astucieusement les images d'archives et la fiction (tel ce duo surréaliste de Claude François et Benoît Poelvoorde). Le grand escogriffe belge se révèle une fois de plus époustouflant et sa frénésie communicative fait même oublier les petites faiblesses du scénario. Jubilatoire !
avec : Patrick Timsit , Fanny Ardant , Jacques Gamblin , Michèle Laroque , Richard Berry
Cette truculente comédie de mœurs de 1996 reste le meilleur film de Gabriel Aghion à ce jour. Sur des dialogues de l’humoriste Pierre Palmade, Fanny Ardant, Richard Berry, Jacques Gamblin, Michèle Laroque et Patrick Timsit (en travesti…) effectuaient là de folles et savoureuses prestations.
avec : Sabine Azéma , Audrey Tautou , Isabelle Nanty (Actrice) , Pierre Arditi , Jalil Lespert , Daniel Prévost , Darry Cowl , Lambert Wilson
Pas sur la bouche "DVD de l'année" aux Victoires de la Musique classique 2005.
Gilberte Valandray (Sabine Azéma) est la reine incontestée des salons parisiens. Épouse d’un riche industriel (Pierre Arditi), elle se laisse volontiers courtiser par d’autres, qu’elle repousse avec le même entrain qu’elle a mis à les séduire. Mais Gilberte a un secret : un premier époux américain (Lambert Wilson) dont elle n’a pas légalement divorcé. Le hasard et les affaires vont amener les deux maris à se rencontrer…
Comédie musicale à la parisienne, Pas sur la bouche inaugure en 1925 la collaboration de deux maîtres du genre, le compositeur Maurice Yvain et le librettiste André Barde. Que l’auteur d’On connaît la chanson ait choisi de revisiter en 2003 cette opérette n’a rien de surprenant. Alain Resnais joue sur tous les tableaux en faisant se côtoyer les aspects désuets, archi codés et artificiels du vaudeville avec les références plus modernes (surréalisme, anti-conformisme). La garde rapprochée du cinéaste (Sabine Azéma, Pierre Arditi) l’assiste dans cette aventure, rejointe par les rafraîchissants Audrey Tautou et Jalil Lespert. Dans une joyeuse hystérie, les comédiens poussent la chansonnette avec plus ou moins de bonheur. Alain Resnais assume : J’aime mieux des chanteurs qui chantent comme des chats mal peignés, mais qui jouent la chanson ! Et si c’était justement là le problème...
avec Audrey Tautou , Mathieu Kassovitz , Rufus , Serge Merlin , Jamel Debbouze , Yolande Moreau , Artus de Penguern , Urbain Cancelier , Dominique Pinon , Maurice Benichou , Claude Perron , Isabelle Nanty (Actrice) , Claire Maurier
A Paris, une jeune fille introvertie et curieuse décide un beau jour de sortir de sa solitude pour faire le bonheur des autres, puisque le sien lui semble compromis…
En avril 2001, Jean-Pierre Jeunet (en solo, sans Caro) ouvrait toutes grandes les portes de son univers, nourri de ses diverses influences (Prévert, Tardi et les autres), de passions secrètes et de souvenirs d’enfance. La personnalité très affirmée de l’œuvre au ton délibérément naïf a suscité un raz de marée d’enthousiasme chez les spectateurs français (qui déferle toujours puisque le film est encore à l’affiche). L’ampleur du phénomène a même provoqué la hargne de certains critiques, qui ont dénoncé l’idéologie nauséabonde et la vision réactionnaire de la France véhiculées par le film. En effet, ce Paris idyllique (magnifiquement) retouché années 40, n’a rien de très réel (pas plus que les personnages qui virent toujours à la caricature grimaçante) mais la poésie de Jean-Pierre Jeunet irradie ce conte enchanté et un peu effrayant. Qu’on y soit sensible ou pas ne change rien à l’affaire : ce Fabuleux Destin-là est un film d’auteur audacieux et effrontément original.