avec Audrey Tautou , Mathieu Kassovitz , Rufus , Serge Merlin , Jamel Debbouze , Yolande Moreau , Artus de Penguern , Urbain Cancelier , Dominique Pinon , Maurice Benichou , Claude Perron , Isabelle Nanty (Actrice) , Claire Maurier
A Paris, une jeune fille introvertie et curieuse décide un beau jour de sortir de sa solitude pour faire le bonheur des autres, puisque le sien lui semble compromis…
En avril 2001, Jean-Pierre Jeunet (en solo, sans Caro) ouvrait toutes grandes les portes de son univers, nourri de ses diverses influences (Prévert, Tardi et les autres), de passions secrètes et de souvenirs d’enfance. La personnalité très affirmée de l’œuvre au ton délibérément naïf a suscité un raz de marée d’enthousiasme chez les spectateurs français (qui déferle toujours puisque le film est encore à l’affiche). L’ampleur du phénomène a même provoqué la hargne de certains critiques, qui ont dénoncé l’idéologie nauséabonde et la vision réactionnaire de la France véhiculées par le film. En effet, ce Paris idyllique (magnifiquement) retouché années 40, n’a rien de très réel (pas plus que les personnages qui virent toujours à la caricature grimaçante) mais la poésie de Jean-Pierre Jeunet irradie ce conte enchanté et un peu effrayant. Qu’on y soit sensible ou pas ne change rien à l’affaire : ce Fabuleux Destin-là est un film d’auteur audacieux et effrontément original.
avec : Michel Blanc , Gérard Jugnot , Thierry Lhermitte , Josiane Balasko , Marie-Anne Chazel , Christian Clavier
C’est sous une pluie torrentielle, à la nuit tombante, qu’un nouveau groupe de vacanciers débarque dans un club de vacances de Côte d’Ivoire. Animateurs sympas mais un brin cyniques, célibataires en quête d’aventures amoureuses ou couples mariés en déconfiture, ces Français moyens vont vivre une semaine de tribulations inoubliables…
C’est après avoir fait eux-mêmes l’expérience de la vie au Club Méd. où ils avaient été engagés comme animateurs, que les membres du Splendid ont imaginé la pièce Amour, coquillages et crustacés. Cette satire se moquait gentiment des comportements des Français moyens dans les clubs de vacances très en vogue au milieu des années 70. Le succès de la pièce éveilla l’attention d’Yves Rousset-Rouard, producteur d’Emmanuelle, et l’idée d’un film fut vite envisagée. Un nouveau venu du nom de Patrice Leconte, qui n’avait alors à son actif qu’un film (Les vécés étaient fermés de l’intérieur, un échec commercial) fut chargé de la réalisation tandis que Balasko, Chazel, Clavier, Lhermitte, Blanc, Lavanant, Jugnot et les autres adaptaient la pièce et reprenaient leurs rôles. Paru en 1978, le film, dont l’humour avait su capter l’air du temps, fut un gigantesque succès et révéla l’équipe du Splendid, cette pléiade de comédiens alors inconnus du grand public. Florilège de gags, de scènes d’anthologie et de répliques cultes, Les Bronzés bénéficie d’une popularité jamais démentie.
avec : Albert Dupontel , Claude Perron , Roland Blanche , Roland Bertin , Paul Le Person
Bernie décide de sortir de l'orphelinat à 30 ans... pour enfin connaître la vérité sur sa naissance. Devant le refus de l'administration de lui communiquer son dossier, il cambriole la DDASS et... il y découvre une effarante vérité : il a été retrouvé dans une poubelle...
avec Gérard Jugnot , François Berléand , Jean-Baptiste Maunier , Jacques Perrin , Kad Merad , Marie Bunuel
Début 1949, Clément Mathieu (Gérard Jugnot), professeur de musique au chômage, est engagé comme surveillant dans un internat de rééducation. L'établissement austère est dirigé par un homme brutal et odieux (François Berléand) et les élèves semblent avoir le diable au corps. Pourtant, grâce à la musique et à un sens de la pédagogie exacerbé, Clément Mathieu va ramener la discipline et la joie de vivre dans le pensionnat... Phénomène de l'année 2004, le premier long métrage de Christophe Barratier (musicien lui-même et neveu de son producteur Jacques Perrin) s'impose légitimement comme l'un des meilleurs films français de 2004, même s'il en émane un petit parfum de naphtaline. Le film, très librement adapté de La cage aux rossignols (signé Jean Dréville en 1945), renoue en effet avec un certain mélodrame populaire tombé en désuétude. Heureusement, la qualité de l'interprétation (les enfants sont particulièrement attachants), les images très léchées et la musique efficace de Bruno Coulais forcent le respect. Et si Les Choristes joue sur la corde sensible, il le fait avec délicatesse et pudeur. Une réussite !