avec : Patrick Timsit , Fanny Ardant , Jacques Gamblin , Michèle Laroque , Richard Berry
Cette truculente comédie de mœurs de 1996 reste le meilleur film de Gabriel Aghion à ce jour. Sur des dialogues de l’humoriste Pierre Palmade, Fanny Ardant, Richard Berry, Jacques Gamblin, Michèle Laroque et Patrick Timsit (en travesti…) effectuaient là de folles et savoureuses prestations.
avec Audrey Tautou , Mathieu Kassovitz , Rufus , Serge Merlin , Jamel Debbouze , Yolande Moreau , Artus de Penguern , Urbain Cancelier , Dominique Pinon , Maurice Benichou , Claude Perron , Isabelle Nanty (Actrice) , Claire Maurier
A Paris, une jeune fille introvertie et curieuse décide un beau jour de sortir de sa solitude pour faire le bonheur des autres, puisque le sien lui semble compromis…
En avril 2001, Jean-Pierre Jeunet (en solo, sans Caro) ouvrait toutes grandes les portes de son univers, nourri de ses diverses influences (Prévert, Tardi et les autres), de passions secrètes et de souvenirs d’enfance. La personnalité très affirmée de l’œuvre au ton délibérément naïf a suscité un raz de marée d’enthousiasme chez les spectateurs français (qui déferle toujours puisque le film est encore à l’affiche). L’ampleur du phénomène a même provoqué la hargne de certains critiques, qui ont dénoncé l’idéologie nauséabonde et la vision réactionnaire de la France véhiculées par le film. En effet, ce Paris idyllique (magnifiquement) retouché années 40, n’a rien de très réel (pas plus que les personnages qui virent toujours à la caricature grimaçante) mais la poésie de Jean-Pierre Jeunet irradie ce conte enchanté et un peu effrayant. Qu’on y soit sensible ou pas ne change rien à l’affaire : ce Fabuleux Destin-là est un film d’auteur audacieux et effrontément original.
avec : Sabine Azéma , Audrey Tautou , Isabelle Nanty (Actrice) , Pierre Arditi , Jalil Lespert , Daniel Prévost , Darry Cowl , Lambert Wilson
Pas sur la bouche "DVD de l'année" aux Victoires de la Musique classique 2005.
Gilberte Valandray (Sabine Azéma) est la reine incontestée des salons parisiens. Épouse d’un riche industriel (Pierre Arditi), elle se laisse volontiers courtiser par d’autres, qu’elle repousse avec le même entrain qu’elle a mis à les séduire. Mais Gilberte a un secret : un premier époux américain (Lambert Wilson) dont elle n’a pas légalement divorcé. Le hasard et les affaires vont amener les deux maris à se rencontrer…
Comédie musicale à la parisienne, Pas sur la bouche inaugure en 1925 la collaboration de deux maîtres du genre, le compositeur Maurice Yvain et le librettiste André Barde. Que l’auteur d’On connaît la chanson ait choisi de revisiter en 2003 cette opérette n’a rien de surprenant. Alain Resnais joue sur tous les tableaux en faisant se côtoyer les aspects désuets, archi codés et artificiels du vaudeville avec les références plus modernes (surréalisme, anti-conformisme). La garde rapprochée du cinéaste (Sabine Azéma, Pierre Arditi) l’assiste dans cette aventure, rejointe par les rafraîchissants Audrey Tautou et Jalil Lespert. Dans une joyeuse hystérie, les comédiens poussent la chansonnette avec plus ou moins de bonheur. Alain Resnais assume : J’aime mieux des chanteurs qui chantent comme des chats mal peignés, mais qui jouent la chanson ! Et si c’était justement là le problème...
avec : Michel Blanc , Gérard Jugnot , Thierry Lhermitte , Josiane Balasko , Marie-Anne Chazel , Christian Clavier
C’est sous une pluie torrentielle, à la nuit tombante, qu’un nouveau groupe de vacanciers débarque dans un club de vacances de Côte d’Ivoire. Animateurs sympas mais un brin cyniques, célibataires en quête d’aventures amoureuses ou couples mariés en déconfiture, ces Français moyens vont vivre une semaine de tribulations inoubliables…
C’est après avoir fait eux-mêmes l’expérience de la vie au Club Méd. où ils avaient été engagés comme animateurs, que les membres du Splendid ont imaginé la pièce Amour, coquillages et crustacés. Cette satire se moquait gentiment des comportements des Français moyens dans les clubs de vacances très en vogue au milieu des années 70. Le succès de la pièce éveilla l’attention d’Yves Rousset-Rouard, producteur d’Emmanuelle, et l’idée d’un film fut vite envisagée. Un nouveau venu du nom de Patrice Leconte, qui n’avait alors à son actif qu’un film (Les vécés étaient fermés de l’intérieur, un échec commercial) fut chargé de la réalisation tandis que Balasko, Chazel, Clavier, Lhermitte, Blanc, Lavanant, Jugnot et les autres adaptaient la pièce et reprenaient leurs rôles. Paru en 1978, le film, dont l’humour avait su capter l’air du temps, fut un gigantesque succès et révéla l’équipe du Splendid, cette pléiade de comédiens alors inconnus du grand public. Florilège de gags, de scènes d’anthologie et de répliques cultes, Les Bronzés bénéficie d’une popularité jamais démentie.
avec : Christian Clavier , Gérard Depardieu , Monica Bellucci , Jamel Debbouze , Edouard Baer , Claude Rich , Isabelle Nanty (Actrice) , Gérard Darmon
Agacée par la suffisance de Jules César (Alain Chabat), qui ne cesse d'évoquer la supériorité de l'Empire romain, la reine Cléopâtre (Monica Bellucci) lance un défi à l'empereur. Si en trois mois, les Egyptiens parviennent à lui édifier un splendide palais, Jules César se devra de reconnaître publiquement la toute-puissance de l'Egypte, sinon Cléopâtre perdra la face, ce qui serait dommage…
Après avoir produit en 1998 le plus que médiocre Astérix et Obélix contre César, mis en scène par Claude Zidi, Claude Berri a eu l'idée judicieuse de confier les rênes de cette nouvelle adaptation de l'œuvre de Goscinny et Uderzo à Alain Chabat. Tout en respectant l'esprit de la bande dessinée, ce dernier y a insufflé son propre humour, ultra référentiel, influencé par Saturday Night Live ou les ZAZ (Zucker-Abrahams-Zucker, les créateurs, entre autres, du fameux Y a-t-il un pilote dans l'avion ?). A la tête du plus gros budget jamais alloué à un film français (la bagatelle de 50,3 millions d'euros), Alain Chabat s'est entouré de tous ses copains de Canal + et d'ailleurs, et ce n'est pas un hasard si Jamel Debbouze, Edouard Baer (irrésistible !) et Gérard Darmon volent la vedette à Gérard Depardieu et Christian Clavier, Astérix et Obélix réduits ici à un état presque ornemental. Etourdissante avalanche de gags et de répliques tordantes, cette superproduction orchestrée par Alain Chabat a légitimement remporté un succès pharaonique dès sa sortie, en janvier 2002.