avec : Daniel Day-Lewis , Madeleine Stowe , Jodhi May
En 1757, en Amérique du Nord, les tribus indiennes sont prises en tenaille entre les armées françaises et anglaises qui se livrent une guerre sans merci pour la possession des territoires. Alors que ce conflit n’est pas le sien, un Mohican d’adoption (Daniel Day-Lewis) est obligé d’entrer dans la tourmente s’il veut sauver la femme qu’il aime, Cora Munro (Madeleine Stowe), la fille d’un colonel anglais dont le chef Huron Magua (Wes Studi) a juré d’exterminer la famille…
Ce n’est pas la première fois que le roman de James Fenimore Cooper est adapté au cinéma. Mais Michael Mann s’est plus inspiré ici du scénario que Philip Dunne avait écrit pour l’excellente version réalisée en 1936 par George B. Seitz (avec Randolph Scott dans le rôle d’Œil de Faucon), qui lui paraissait plus puissante et attrayante que celle du livre. Ce Dernier des Mohicans cru 1992 se révèle une aventure épique époustouflante. De la reconstitution des batailles aux scènes de combats au corps à corps, en passant par les scènes plus intimistes, tout n’est que grand spectacle. Tourné en décors naturels dans des paysages magnifiques, ce film violent, passionné et extrêmement romantique bénéficie d’une interprétation de haute volée. Une fois de plus, Daniel Day-Lewis, véritablement habité par son personnage, effectue une performance inoubliable.
avec : Russell Crowe , Paul Bettany , James D'Arcy , Edward Woodall , Chris Larkin , Max Pirkis , Jack Randall
Durant les guerres napoléoniennes, en 1805… Jack Aubrey (Russell Crowe), brillant capitaine de la Marine Royale d'Angleterre, est surnommé Lucky Jack par ses marins qui lui vouent une admiration sans bornes. Un jour pourtant, son vaisseau est surpris par l'attaque d'une frégate française qui fait plusieurs morts parmi l'équipage et laisse le navire gravement endommagé. Furieux, Jack entreprend de la poursuivre et de prendre sa revanche, malgré les conseils de prudence de son ami Stephen Maturin (Paul Bettany), médecin de bord et naturaliste… C'est à un véritable voyage dans le temps et sur les océans que convie ce film grandiose de Peter Weir, inspiré de la saga maritime de Patrick O'Brian. Le cinéaste s'est évertué à décrire avec un réalisme époustouflant ce que pouvait être la vie, il y a deux siècles, sur un navire anglais. Si l'intrigue paraît assez convenue (l'obsession de Jack Aubrey ressemble à s'y méprendre à celle d'Achab dans Moby Dick), la mise en scène ne l'est en aucune façon. Mieux qu'un blockbuster, Master And Commander se révèle un très beau film, humaniste et épique, servi par des images impressionnantes et des comédiens tout bonnement remarquables. Couronnement du Seigneur des Anneaux oblige, l'épopée de Peter Weir n'a remporté en 2004 que deux Oscars (photo et montage sonore) sur les 10 nominations obtenues. Interactivité : 5/5 Un programme riche et passionnant, du making of de 70 minutes à l'interview de Peter Weir évoquant Patrick O'Brian, en passant par les documentaires, les scènes coupées, les plans multi-angles et les superbes galeries de dessins et photos. Image et son : 5/5 Renversants.
avec : Samuel Le Bihan , Monica Bellucci , Vincent Cassel , Mark Dacascos , Emilie Dequenne , Jérémie Rénier , Jean Yanne
Le Pacte des loups est un film hybride, qui mélange les genres et les cultures de manière assez jubilatoire (comme si Angélique, marquise des anges était revisité à la fois par Mario Bava, John Woo et Tsui Hark). On le sait, Christophe Gans est un cinéphile averti, un inconditionnel du cinéma de Hong Kong et d’Asie, ainsi qu’un homme de goût. Son film lui ressemble. Comme dans Crying Freeman (Mark Dacascos y avait le rôle-titre), le réalisateur rend hommage à ses maîtres et à une certaine idée du cinéma de divertissement de qualité, qu’il aimerait contribuer à faire renaître. Cependant, même si on ne peut qu’être impressionné par la mise en scène et la beauté des images, cette superproduction à la distribution vertigineuse (la fine fleur du cinéma français y est effeuillée) peine à prendre réellement son envol. Le tout manque singulièrement de fluidité et de cohérence, performances des acteurs comprise. Avoir confié le rôle du héros à Samuel Le Bihan, dont le talent et le charme ne sont pourtant pas en cause, s’avère un choix plutôt malheureux. La nonchalance (pour le coup trop anachronique) avec laquelle il joue les deux tiers du film contraste avec la gravité bien plus romanesque de son partenaire Mark Dacascos.
Néanmoins, dans un paysage cinématographique français qui oublie trop souvent la notion de rêve et de plaisir, une telle ambition, même à moitié aboutie, ne peut qu’inspirer le plus grand respect.
avec : Jean Reno , Rosanna Arquette , Jean-Marc Barr
Luc Besson est tombé sous le charme de Jacques Mayol à l’âge de seize ans, lors de la projection d’un film sur le monde sous-marin. Le bonheur intense ressenti par le spécialiste de la plongée en apnée au cours de ce que le jeune Besson percevait alors comme de cauchemardesques descentes dans les profondeurs, l’a fasciné au point que dix ans plus tard, il décide d’y consacrer un film. La vraie difficulté sera de trouver le comédien capable de restituer la personnalité ambiguë du plongeur, équilibriste sur un fil tendu verticalement entre l’univers des hommes et celui de la mer. Après plusieurs essais, c’est la fragilité du jeune Jean-Marc Barr qui séduit le réalisateur. Il lui donne comme partenaires le volubile et expansif Jean Reno, son ami de toujours, et Rosanna Arquette star bien terrienne d’outre-Atlantique.
Filmé dans les profondeurs (les techniciens ont fait des prouesses) de Grèce, de Bahamas ou encore du Pérou, “Le Grand Bleu” (constamment éclairé par la musique d’Eric Serra) pose le cruel dilemme de deux passions qui s’affrontent : l’amour romantique et l’irrésistible appel de la mer. Plus qu’un film à voir ou revoir, “Le Grand Bleu” reste une œuvre à ressentir, immergé.
avec : Daniel Day-Lewis , Madeleine Stowe , Jodhi May
En 1757, en Amérique du Nord, les tribus indiennes sont prises en tenaille entre les armées françaises et anglaises qui se livrent une guerre sans merci pour la possession des territoires. Alors que ce conflit n’est pas le sien, un Mohican d’adoption (Daniel Day-Lewis) est obligé d’entrer dans la tourmente s’il veut sauver la femme qu’il aime, Cora Munro (Madeleine Stowe), la fille d’un colonel anglais dont le chef Huron Magua (Wes Studi) a juré d’exterminer la famille…
Ce n’est pas la première fois que le roman de James Fenimore Cooper est adapté au cinéma. Mais Michael Mann s’est plus inspiré ici du scénario que Philip Dunne avait écrit pour l’excellente version réalisée en 1936 par George B. Seitz (avec Randolph Scott dans le rôle d’Œil de Faucon), qui lui paraissait plus puissante et attrayante que celle du livre. Ce Dernier des Mohicans cru 1992 se révèle une aventure épique époustouflante. De la reconstitution des batailles aux scènes de combats au corps à corps, en passant par les scènes plus intimistes, tout n’est que grand spectacle. Tourné en décors naturels dans des paysages magnifiques, ce film violent, passionné et extrêmement romantique bénéficie d’une interprétation de haute volée. Une fois de plus, Daniel Day-Lewis, véritablement habité par son personnage, effectue une performance inoubliable.