avec : Harvey Keitel , Tim Roth , Chris Penn , Steve Buscemi , Lawrence Tierney , Michael Madsen
Un hold-up qui tourne mal et c’est cinq truands affublés de noms surréalistes qui se retrouvent à régler leurs comptes dans un bain de sang, cherchant à identifier le traître parmi eux…
Remake à demi avoué du film de Hong Kong City On Fire de Ringo Lam, qui possédait déjà une trame semblable et plusieurs similitudes confondantes (notamment les couleurs pour identifier les gangsters), Reservoir Dogs est le coup d’essai/coup de maître du désormais célèbre Quentin Tarantino. Ce cinéphile de Los Angeles (vendeur à ses heures dans un vidéoclub) nourri de culture trash et amateur de « sub-movies » est parvenu, malgré un cinéma bourré de références, à se forger un style (sur le fil du rasoir), un ton (explosif) et un langage original (enragé). Tous ceux qui à sa sortie l’ont considéré comme un film indépendant de plus, ne se doutaient pas que Reservoir Dogs deviendrait à ce point incontournable. Tout, dans ce long-métrage, et plus particulièrement le look des tueurs (costards et lunettes noires), est devenu culte aujourd’hui.
Le film est également un véritable « réservoir » de comédiens talentueux (Tim Roth et Harvey Keitel et en tête), qui, comme Tarantino, continueront par la suite à aboyer sur la barricade du succès.
avec : John Travolta , Samuel L. Jackson , Bruce Willis , Uma Thurman , Harvey Keitel , Tim Roth , Amanda Plummer , Maria De Medeiros , Ving Rhames , Eric Stoltz , Rosanna Arquette , Quentin Tarantino , Christopher Walken
Pour réaliser en 1994 ce film de gangsters totalement décalé et conçu comme un puzzle, Quentin Tarentino s'est inspiré de l'univers des pulp magazines, recueils de nouvelles policières qui fleurissaient dans les années 30-40 aux États-Unis. À l'instar de Reservoir Dogs, Pulp Fiction s'attache au quotidien des truands, à leurs dialogues ordinaires qui deviennent surréalistes au fil des situations extrêmes auxquelles les personnages sont confrontés. La distribution est phénoménale et l'on ne remerciera jamais assez Quentin Tarantino d'avoir remis en selle John Travolta, alors en pleine traversée du désert. Culte dès sa sortie, ce cocktail déjanté de violence et d'humour a raflé la Palme d'Or au festival de Cannes en 1994 et obtenu, l'année suivante, pas moins de 7 nominations aux Oscars.
avec : Uma Thurman , Lucy Liu , David Carradine , Daryl Hannah , Vivica A. Fox , Michael Madsen , Julie Dreyfus , Chiaki Kuriyama , Sonny Chiba
Pour avoir tenté de raccrocher, une tueuse professionnelle (Uma Thurman) est exécutée le jour de son mariage sur ordre de son chef Bill (David Carradine) par ses anciens partenaires qui la laissent pour morte. Quatre ans après, La Mariée sort de son coma et découvre avec désespoir que l'enfant qu'elle portait n'est plus là. Puisque la vengeance est un plat qui se mange froid, la jeune femme fait tranquillement la liste de ses ennemis et se prépare à régler ses comptes…
Dans "Jackie Brown", Quentin Tarantino rendait un hommage passionné à la blaxploitation et son icône Pam Grier. En 2003, avec "Kill Bill", le plus cinéphile des réalisateurs célèbre cette fois le cinéma asiatique (films japonais de yakusas et de samouraïs, mangas et trésors de la Shaw Brothers de Hong Kong) qu'il pimente de références au western spaghetti et de clins d'œil à Hitchcock et Brian de Palma. Plus belle que jamais, Uma Thurman trône sur ce spectacle visuel et musical ébouriffant, où les univers esthétiques s'enchaînent comme des tableaux. Car "Kill Bill", écrit pour et avec Uma Thurman, est aussi une ode à l'actrice, qui apporte à ce délire fantasmatique toute son émotion et humanité. Un film jubilatoire donc, mais également ultra-violent (geysers de sang à gogo) dont il ne faudrait pas sous-estimer l'impact sur les âmes sensibles et les publics non-avertis. La suite, "Kill Bill Volume 2" paraîtra sur les écrans français le 17 mai 2004.
avec : Christian Slater , Patricia Arquette , Dennis Hopper , Christopher Walken , Gary Oldman , Brad Pitt , Val Kilmer
Clarence (Christian Slater), vendeur cinéphile d’un magasin de vidéos, n’en croit pas ses yeux lorsque le soir de son anniversaire, la blonde platine de ses rêves (Patricia Arquette) lui tombe dans les bras. Au réveil, la jeune femme lui révèle qu’elle est en fait une call girl en service commandé. Pour Clarence, les ennuis ne font que commencer…
Dans ce premier script, Quentin Tarantino s’inspirait d’éléments autobiographiques et imaginait une histoire d’amour passionnée et romantique baignant dans l’ultra-violence. Préférant à l’époque se consacrer à la réalisation de Reservoir Dogs, le cinéaste débutant a confié son scénario à Tony Scott, qui lui est demeuré fidèle (sauf pour le final) en accentuant l’aspect conte de fées. Savoureux comme des personnages de contes pour enfants, Brad Pitt, Gary Oldman, Dennis Hopper, Val Kilmer ou encore Christopher Walken incarnent avec panache des vilains ou des paumés plus tordus les uns que les autres. Mis à l’index par la critique à cause de sa violence extrême et gratuite, et censuré aux Etats-Unis, True Romance possédait dès sa sortie tous les atouts d’un film culte.
avec : Harvey Keitel , Tim Roth , Chris Penn , Steve Buscemi , Lawrence Tierney , Michael Madsen
Un hold-up qui tourne mal et c’est cinq truands affublés de noms surréalistes qui se retrouvent à régler leurs comptes dans un bain de sang, cherchant à identifier le traître parmi eux…
Remake à demi avoué du film de Hong Kong City On Fire de Ringo Lam, qui possédait déjà une trame semblable et plusieurs similitudes confondantes (notamment les couleurs pour identifier les gangsters), Reservoir Dogs est le coup d’essai/coup de maître du désormais célèbre Quentin Tarantino. Ce cinéphile de Los Angeles (vendeur à ses heures dans un vidéoclub) nourri de culture trash et amateur de « sub-movies » est parvenu, malgré un cinéma bourré de références, à se forger un style (sur le fil du rasoir), un ton (explosif) et un langage original (enragé). Tous ceux qui à sa sortie l’ont considéré comme un film indépendant de plus, ne se doutaient pas que Reservoir Dogs deviendrait à ce point incontournable. Tout, dans ce long-métrage, et plus particulièrement le look des tueurs (costards et lunettes noires), est devenu culte aujourd’hui.
Le film est également un véritable « réservoir » de comédiens talentueux (Tim Roth et Harvey Keitel et en tête), qui, comme Tarantino, continueront par la suite à aboyer sur la barricade du succès.
avec : Uma Thurman , David Carradine , Michael Madsen , Gordon Liu , Michael Parks , Bo Svenson , Samuel L. Jackson
Sur la liste noire de la Mariée vengeresse, subsistent trois noms : Budd (Michael Madsen), Elle (Daryl Hannah) et Bill (David Carradine), trois démons qui pourraient bien lui donner du fil à retordre... Contrairement à ce que son titre pouvait laisser penser, Kill Bill : Vol. 2, paru en 2004, n'est pas une suite, mais la seconde partie d'un même film, qui trouve tout son sens et sa dimension avec ce second épisode. Avec lui, on revient aux origines de l'histoire et aux fondements de la mythologie des personnages. Le spectacle hystérique et ultra esthétique du premier volet a laissé la place à un véritable mélodrame psychologique aux accents de tragédie grecque. Les dialogues (remarquables) abondent, et plus que jamais, Quentin Tarantino met un raffinement sadique à filmer des scènes d'une violence et d'une perversion diaboliques. Elève douée, l'impressionnante Uma Thurman est idéalement entourée par les brillants Michael Madsen, Daryl Hannah et David Carradine, acteurs décidément trop rares. Quant à Tarantino, il est parvenu à se créer un univers personnel en mêlant à sa propre expérience ses fantasmes les plus absolus. Chapeau ! Interactivité : 4/5 Le programme se révèle un peu chiche (c'était déjà le cas de l'édition de Kill Bill : Vol. 1). Cependant, on ne boudera pas l'efficace making of de 30 minutes truffé d'interviews, la scène coupée très jubilatoire et l'extrait du concert offert par le groupe de Robert Rodriguez, pour l'avant première du film. Image et son : 5/5 La quasi perfection. Un seul regret, la piste DTS est réservée à la version française.